World Tour 20 (Mexique) : Le ptit belge, le ptit belge est au Mexico!

Bonjour tout le monde,

Allez, j’avoue qu’en période de déboires de nos Diables Rouges ce titre ne peut faire resurgir qu’une grosse nostalgie pour tous les amateurs de foot. Néanmoins, je n’ai rien trouvé de mieux et au pays où la Belgica est plus connue pour ses Diables Rouges que pour sa princesse Charlotte de Belgique, impératrice du Mexique, ça s’imposait.

Comme vous l’avez donc bien compris, j’ai passé la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique il y a quelques jours. Et pour ce faire, je tenais absolument à passer par El Paso, village doté d’une longue histoire dans les passages frontaliers des desperados, outlaws et autres spécimens du far-west. Comme je m’y attendais aussi, El Paso n’a plus grand chose avoir avec le village pouilleux qu’il fut et est simplement devenue une ville bien américaine avec juste un peu plus de mexicains.

Néanmoins, si c’est du pays des piments que je vous écris aujourd’hui, la majorité de l’histoire se passe toujours aux States. Je vous avais laissé dans  ma tempête de neige du Colorado… Et comme le veux le proverbe « Après la pluie, le beau temps! ». Ou alors comme mon proverbe personnel le veut, la maladie, la carte de banque et les tempêtes de sable et de neige ne sont plus que de vieux souvenirs. Les deux jours qui ont suivi ont d’ailleurs été tout simplement excellents! C’est donc sous un ciel bleu parfait et dans un paysage enneigé que je me suis réveillé à Cortez.

Ne voulant pas rester sur un échec dans la Mesa Verde, j’ai retenté ma chance et cette fois j’ai trouvé le parc national ouvert. J’ai donc opté pour une visite guidée des anciens villages troglodytes d’une civilisation indienne qui a disparu au 14eme siècle. J’avais déjà eu l’occasion de visiter des villages construits directement dans la roche à flanc de falaise au pays Dogon au Mali et je dois bien dire que c’est un concept qui m’intrigue et me fascine. Je suis d’ailleurs étonné par la similitude entre des villages d’origine pygmée et indienne construits il y a plusieurs siècles d’ici. En tout cas, j’ai trouvé la « Mine de l’allemand perdu » mais sans l’or que j’espérais y trouver!

Vu les deux jours perdus dans l’aventure, il n’était plus question de prendre un train de sénateur….. ou de députés régionaux c’est selon! J’ai donc directement embrayé (mais non j’avais une automatique…) sur Monument Valley qui était à environs 4 heures de route. J’ai donc rejoins la réservé Navajos et ce lieu qui est certainement celui qu’on retrouve dans le plus de films de John Wayne ou que vous pouvez malheureusement très bien visualiser en pensant à la pub de Marlboro. La voiture en a pris un coup, mais les coups d’œil en valaient bien le cout… 

Après une journée si bien chargée j’avais fini par me convaincre que je serais mieux dans un motel que dans la voiture pour passer la nuit… Je ne me reconnaissais plus! Est-ce vraiment le signe que le voyage touche à sa fin? Quoi qu’il en soit, je suis vite retombé les pieds sur terre lorsque je n’ai pas trouvé de chambre à moins de 100 dollars entre Monument Valley et Chinle. Vive l’Amérique, pays touristique pour les riches et les cars de pensionnés français mais où les backpackers peuvent toujours dormir dans leur voiture s’ils en ont une! Heureusement j’en avais une.

Le lendemain j’ai réalisé un vieux rêve au Canyon de Chelly! Je suis descendu au fond du canyon à cheval avec un guide Navajo! Là j’avoue je ne m’appelais plus Goral mais Mike et je me suis même surpris à faire semblant d’attraper le bétail avec un lasso (j’ai déjà attrapé du bétail au lasso en Australie, mais là je n’avais pas de cheval…). Je ne sais pas si le moment le plus impressionnant était la descente vertigineuse à flanc de canyon ou le moment où nous nous sommes mis au galop dans la pleine! Mes attributs masculins diraient que c’est le galop sans aucun doute…. Mais je ne peux m’empêcher de revoir une des deux américaines qui étaient avec moi (et qui est née dans un ranch donc qui se « débrouille » à cheval…) dont la selle s’est détachée en pleine descente et qui heureusement est tombée du bon coté du cheval! Moi qui m’attendais à une petite promenade de santé, j’en ai été pour une après-midi très physique, vertigineuse et où j’ai même plaint les chevaux de devoir passer par des endroits pareils… J’étais évidemment ravi! Et evidemment le décor était tout simplement grandiose.

Après tout cela, il était déjà temps de revenir à Flagstaff et de rendre la voiture avant de prendre le bus pour le Mexique. Alors que je m’attendais à un passage de frontière un peu difficile, c’est passé comme dans du beurre. Je n’ai même pas du sortir mon passeport (et je n’ai donc pas de cachet Mexique, ce qui me frustre un peu!). Ce sera probablement un peu plus sérieux au retour. Je suis donc arrivé à Chihuahua, ce qui est la dernière étape de mon parcour qui est influencée par Blueberry. Ce n’est certainement pas la partie la plus touristique et la plus belle du Mexique, mais ça je le savais avant de venir. En tout cas, il y fait plus chaud qu’aux USA, la vie est moins chère et en plus la nourriture est bien meilleure. Hormis visiter des grottes, je me suis lancé dans une marche un peu stupide dont j’ai le secret. En voyant les collines qui entourent la ville, je n’ai pas résisté à monter au sommet de l’une d’elle pour avoir un point de vue sur les environs. Evidemment je suis parti via le lit asséché d’un ruisseau puisqu’il n’y avait pas de chemin, je suis tombé sur un vieux péon mexicain qui habite une grotte de la montagne, je me suis arraché les jambes dans toutes sortes d’épineux divers et heureusement je n’ai pas été mordu par un serpent à la con. J’ai fini par arriver à mon sommet et en cherchant un autre passage vers la ville, je me suis retrouvé dans une sorte de bidonville local dont j’ai fini par me sortir. Cette petite promenade un peu foireuse  est à classer avec la descente de la colline présidentielle de Bamako au Mali ou des montagnes de Dalat au Vietnam. Heureusement les ballades « très foireuses » du Machu Picchu et du Canyon de Colca m’ont  poussé à prendre de l’eau avant de partir…

Si ce n’est par des tacos, des buritos, des nachos et des cocktails de fruits de mer, ces derniers jours ont surtout été marqués par la préparation de mon retour. J’ai avancé mon billet de retour d’une semaine pour pouvoir être présent au mariage de François, et ce ne fut pas aussi simple que je ne l’imaginais. En tout cas, mon retour est maintenant définitivement fixé au vendredi 24 avril. Alors que mon vol Miami-Londres devait être opéré par Virgin Atlantic, personne dans cette compagnie ne semblait pouvoir faire quelque chose pour moi. Après les avoir contacté plusieurs fois par téléphone, puis par e-mail en Belgique et aux USA, j’ai contacté mon agence de voyage à Londres qui m’a dit que je devais contacter Air New Zealand! Ce que j’ai donc fait, et où on m’a dit que le premier vol disponible entre Miami et Londres était le 24 avril et que j’allais donc manquer le mariage… Heureusement en cherchant un peu, l’operateur m’a trouvé un vol d’Orlando vers Londres pour le 23 avec arrivée le 24 matin. Le mariage étant le 24 en soirée, il me restait à trouver un moyen de rentrer à Liège ce jour là et à annuler mon séjour à Londres chez Pierre. Evidemment je n’avais pas prévu que les vols Virgin arrivaient à l’aéroport de Gatewick et non Heathrow (l’aéroport principal de Londres). Et bien entendu il n’y a aucun vol qui me permette de joindre Gatewick à Bruxelles pour être à Liège à 18h30. Etant donné que les trains sont à un prix exagéré, il me restait donc à acheter un billet d’avion d’Heathrow à Bruxelles. Je vais donc devoir changer d’aéroport à Londres et je finirai par arriver à Bruxelles à 16h30. J’aurai donc deux heures pour arriver au mariage, ce qui est plus que suffisant! Ouf…. le retour ça c’est fixé!

Ce soir je reprends ma route vers Monterrey au Nord Est du Mexique, d’où je repasserai aux Etats-Unis pour les 10 derniers jours de ce tour du monde!

Portez vous bien et bonnes vacances de Pâques pour ceux que ça concerne.

 

Mike Steve Blueberry……… euh Goral en fait.

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5 Responses to World Tour 20 (Mexique) : Le ptit belge, le ptit belge est au Mexico!

  1. Alex dit :

    Je me réjouis tout de même de revoir ta frimousse d’aventurier

  2. Francois dit :

    Diantre, Le Goral, tu ne m’avais pas dit que ça avait été si compliqué d’organiser ton retour ! Je te promets une soirée mémorable en contre-partie ! (tu nous mets un peu de pression là 😉

  3. Weerts dit :

    Bonjour Sébastien, sais-tu que Vincent Neuray habite et travaille à Monterey. Je n’ai pas ses coordonnées mais essaye via Pierre Neuray pn@ccilv.be ou alors via FaceBook. Peut-être une chambre à ne pas payer! Bonne route et bon retour

  4. Hi Mister Luthers,

    J’ignorais que vous fûtes à proximité de l’Arizona ces derniers jours… Figure-toi que j’y suis pour six mois, dans le cadre d’un séjour de recherches.

    J’ai moi aussi eu le coup de la neige surprise à Flagstaff, mais heureusement la plupart des autres déboires m’ont été épargnés!

    Si j’avais su, on aurait été se jeter une bonne demi-douzaine de litres de Coke… !

    A ciao,

    François

  5. Mélo dit :

    Ouais on se réjouit vraiment de te revoir… C’est quand même difficile d’imaginer tout ce que tu as vécu. J’ai tout lu mais t’en entendre parler sera sûrement encore mieux! Biz de nous 5!

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