World Tour 21 (USA) : De porte en porte

Bien le bonjour à toutes et à tous,

La traversée des Etats-Unis d’Amérique du Nord au Sud et d’Ouest en Est, … ça, c’est fait! Et pour le même prix, je pourrais presque dire un Tour du Monde,… ça, c’est fait! Effectivement, maintenant je ne peux plus dire que la fin de ce tour du monde approche à grand pas. La fin est là juste devant moi et il ne me reste plus qu’à faire mon sac une dernière fois et à embarquer pour ce dernier trajet qui va me ramener à la maison.

J’avoue que durant ces jours qui viennent de passer depuis mon dernier article je ne me suis pas trop concentré sur le tourisme… J’ai plutôt profité de ces derniers jours pour visiter la famille et des amis dans la région. D’un point de vue tourisme, je pense que j’ai eu ma dose et que la vue d’une plage de Miami ne m’enchante plus comme elle l’aurait fait si j’avais fait mon tour du monde dans l’autre sens (quoi qu’à vrai dire je ne suis pas vraiment sûr que ça m’aurait enchanté même dans l’autre sens…). Le fait d’être toujours bien accueilli ces derniers jours m’a un peu préparé au retour et m’a replongé dans une sorte de vie plus normale, ou plutôt moins vagabonde. Pourtant pour passer de « porte en porte » j’ai tout de même du dormir encore quelques nuits dans « The Big Grey Dog » (un bus Greyhound).

Le lendemain de mon dernier article, je me suis rendu à Monterrey où j’allais pour rendre visite à Vincent Neuray qui enseigne le français dans une école locale. Ca n’a pas été si simple qu’il ne semble pour se retrouver, mais avec l’aide de nos parents respectifs j’ai fini par aboutir chez lui et par rencontrer ses collocs. Nous avons ensuite passé une excellente soirée dans un bon restaurant argentin où on a arrosé le repas d’un vin….. mexicain! Je ne savais pas qu’on faisait du vin au Mexique et pourtant il était positivement surprenant! Encore une idée pour compléter ma cave à vin du monde à coté des Coste du Rhône…. Après cette visite très agréable mais rapide, j’ai repris ma route vers la Floride et donc évidemment vers la frontière. Comme prevu, les formalités sont plus importantes pour rentrer aux USA que pour en sortir mais dans mon cas c’est passé comme une lettre à la poste. J’ai l’impression que de voir un européen passer la frontière dans un bus mexicain amusaient plus les douaniers qu’autre chose… Il n’y avait d’ailleurs pas d’autres non latino dans ce bus.

J’ai de plus en plus compris au long de la traversée de ce continent que le Greyhound, et même les bus en général, ne sont pas vraiment un moyen de transport privilégié des classes aisées américaines. J’y ai croisé l’Amérique profonde et parfois même très profonde. Et lorsque je dis à quelqu’un par quel moyen de transport je voyage, il me regarde toujours comme un tordu sorti de l’asile. J’ai d’ailleurs vu quelques personnes se faire sortir du bus cette semaine parce qu’ils n’avaient pas de papiers ou transportaient de la drogue…

Quoi qu’il en soit, je suis bien arrivé a La Nouvelle Orléans où j’ai retrouvé Benja qui passe une année à la Tulane University. Comme il est en période d’examens, j’ai visité la ville en le laissant étudier afin qu’il soit prêt pour une bonne fête en soirée! La Nouvelle Orléans est une ville que j’aime beaucoup et certainement celle que je trouve la plus agréable à vivre de celles que j’ai visité aux USA sur ce trip (NYC reste difficilement battable mais ce n’était pas sur ce voyage ci). Jusqu’à ce jour, c’est pour moi la seule ville américaine qui a gardé son cachet historique, ses vieilles maisons telles qu’on les voit dans les films qui se passent dans « le Sud », des musiciens afro-américains qui jouent du jazz ou du blues dans les rues,… Je suis sûr que c’est le genre de ville dans laquelle il est très dangereux d’aller pour étudier tellement la vie nocturne est attirante et envoutante! D’ailleurs, alors que Benja m’avait dit qu’on allait juste prendre un verre parce qu’il devait travailler le jour suivant, nous sommes rentrés à 4h du mat après une soirée festive et arrosée. Il avait pour l’occasion demandé à quelques charmantes amies de se joindre à nous et finalement le petit verre a tourné au style de soirée qu’on a jamais envie de quitter. Cette soirée m’a aussi clairement fait réaliser que bouger tous les jours au tour du monde c’est génial, mais ce n’est pas comme ça qu’on se fait des vrais amis qui viennent d’un peu partout… L’Erasmus ou autre séjour universitaire est bien plus approprié aux rencontres et à la naissance de nouvelles amitiés. C’est certainement une chose qui m’aura manqué durant ce voyage. J’avoue que j’étais même un peu triste de devoir laisser La Nouvelle Orléans si rapidement derrière moi. Si le temps n’était pas compté et si ce n’était pas la période des examens, c’est certainement le genre d’endroit dans lequel j’aurais aimé rester un peu plus longtemps.

De nouveau le lendemain je reprenais la route, mais cette fois c’était pour passer ma dernière nuit dans un bus. Ca me fait presque « bizarre » d’écrire que je ne dormirai plus dans un bus…. Cette fois j’ai pris la direction de la Floride et plus particulièrement de Fort Lauderdale, une trentaine de kilomètre au Nord de Miami. Ma raison de me rendre à Fort-Lauderdale et même d’avoir placé cette ville comme l’étape finale de mon tour du monde est que j’ai de la famille qui habite ici. Effectivement il y a probablement une cinquantaine d’années, le frère de ma grand-mère maternelle a pris ses cliques et ses claques et est parti vivre le « rêve américain ». D’abord à New-York puis en Floride, il a fondé une famille et ma mère a donc 1 cousine et  2 cousins américains et moi j’ai ainsi des petits-cousins et une grande tante ravis de m’accueillir. Mon oncle est décédé il y a quelques années et alors qu’il aura tant insisté pour que je vienne lui rendre visite, il n’aura malheureusement plus été là pour me recevoir. Je viens donc de passer 5 jours dans ma famille américaine où je suis actuellement logé chez ma tante Oratzia. Mon cousin Tino, que nous avons reçu en Belgique l’été passé, s’est principalement occupé de moi et m’a fait visiter les alentours.

C’est ainsi que j’ai été ce week-end à Miami Beach et plus précisément sur la célèbre South Beach. Pour être tout à fait honnête, et bien que ce soit difficile de le faire comprendre à un américain (même si je n’ai pas essayé, je le sais), Miami Beach n’est pas l’endroit le plus extraordinaire du monde! Mais surtout n’allez pas répéter ça à mes cousins, comme ils ne parlent pas français ils ne devraient pas lire ses lignes… C’est vrai que la plage est belle, que l’eau est bleue turquoise, qu’il y a le soleil  et 25 degrés en hiver, et qu’il y a des palmiers…… Mais c’est aussi l’endroit peuplé de tous les riches retraités américains qui viennent passer leurs journées au soleil  loin de leurs trop bruyants petits enfants! Et si ce ne sont des retraités, ce sont toutes sortes de personnages plus tarés les uns que les autres que vous pouvez croiser sur ces plages! Par exemple, nous avons eu droit à un transsexuel qui dansait au milieu du trafic sur une musique d’ABBA et qui a lancé ses longues jambes sur le capot de la voiture… On a aussi eu droit au cycliste-bodybuilder en string qui roule sur la digue la tête plus bas que le guidon et le cul 20 centimètres plus haut que la selle pour que tout le monde puisse admirer l’athlète. Il aurait certainement pu être mon grand-père! Bref, pour moi qui préfère les petits villages, la montagne ou les plages désertes, je pense que la Floride ne sera jamais vraiment le genre d’endroit ou je viendrai passer mes vacances 

Ma meilleure découverte en Floride fut certainement les sushis… Tino m’a emmené deux fois en manger et je suis maintenant accroc. J’en avais déjà mangé « à emporter » à New-York et Sydney, mais ça n’avait rien de comparable. Et bien qu’évidemment les sushis de Fort Lauderdale sont les meilleures du monde, je suis tout de même bien déterminé à en trouver des semblables à mon retour! Pour le reste, j’ai bien entendu eu la visite de Tania et de « cousin Aldo ». J’imagine déjà François se plier en deux en repensant au moment où j’ai rencontré « cousin Aldo » pour la première fois à New-York et où je ne parlais pratiquement pas un mot d’anglais. Mon « interprète » s’était alors écroulé par terre de rire en me voyant essayer de communiquer avec ce cousin que je découvrais et m’avait laissé dans mon jus! 7 ans plus tard, la communication est évidemment beaucoup plus facile entre nous… Aussi non j’ai réussi à me cramer le dos sur la plage!

Demain je reprends donc le bus pour Orlando d’où je monterais dans l’avion en direction de l’Europe! Il me reste une dernière visite à rendre. Entre mes deux avions, j’irai manger un bout avec Pierre dans le centre de Londres.

Pour clôturer cette série d’e-mail qui vous ont fait suivre, voire peut être partager, mon Tour du Monde, il ne me reste plus qu’à en tirer le bilan…

 

Sébastien – Goral

 

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4 Responses to World Tour 21 (USA) : De porte en porte

  1. Geoffrey dit :

    Dans 40 heures, le Goral est en Belgique ! Welcome home, Goral…

  2. Cédric dit :

    Il arrive … Il est bientôt là ! Welcome home, Goral..

  3. Etienne dit :

    A très très bientôt Goral,

    Bon voyage et déja bon retour,

    IL faudra qu’on fasse un souper photo

    Etienne

  4. regine dit :

    coucou Sébastien
    tu rentres, on part!
    comme tu as du le lire, on a notre visa
    on quitte Glasgow le 3 mai, arrivée à Adelaide le 6
    on espère pouvoir t’accueillir un de ces jours!!!
    bon retour !
    continue à donner des nouvelles
    bisous

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