World Tour 8 (Vietnam) : Halong Bay et Sapa

lundi 22 décembre 2008

 Bonjour à toutes et à tous,

C’est la dernière fois que je reviens vers vous depuis l’Asie avec un nouveau post. Je me trouve effectivement dans l’aéroport d’Hanoï d’où je vais prendre dans quelques heures un vol en direction de Sydney via Singapour. Le volet asiatique de mon voyage ce referme donc ici et demain j’entame la partie océanienne de mon tour du monde.  Mes derniers jours en Asie se sont super biens passés et je quitte donc ce continent sur une touche très positive comme vous allez pouvoir le lire.

Lors de mon dernier post, je me trouvais dans les montagnes du Sud du Vietnam. Depuis j’ai parcouru beaucoup de chemin et je me suis même retrouvé à l’extrême Nord du pays, à la frontière avec la Chine. Hier encore, j’admirai un couché de soleil sur la Chine depuis la rive vietnamienne de la Song Hong River! La traversée Sud-Nord du pays a été vite faite : 48 heures de bus! Je n’avais pas vraiment le temps de m’arrêter en chemin car je tombais à court de temps…..  Entre deux bus, j’ai cependant pu profiter pendant 3 heures de la plage de Nha Trang avec une pensée particulière pour Raph, un ami de sciences po et d’HEC. Son père est né dans ce qui était encore un petit village de pêcheur à ce moment là et qui est maintenant devenu une belle plage fréquentée par les touristes.  17 heures plus tard, j’ai également bénéficié d’une halte de 3 heures à Hoï An, une petite ville historique bien conservée et classée au patrimoine mondiale de l’UNESCO pour son charme pittoresque. Il  n’empêche que 2 jours et 2 nuits de bus, c’est dur!

La journée de repos qui a suivi m’a permis de visiter Hanoï. La capitale du Vietnam est plus petite et plus calme que Saigon mais il a y a tout de même 3.5 millions d’habitants et environs 2 millions de motos. J’ai utilisé cette journée pour préparer la fin de mon séjour au mieux! J’ai ainsi réservé deux tours organisés pour visiter Halong Bay et faire un trek dans les montagnes du Nord. Après deux semaines passées en grande majorité tout seul, ces 6 jours allaient être un vrai bonheur. Ce fut aussi bien une réussite pour la beauté des paysages que pour les personnes rencontrées!

Halong Bay est une …. baie dans le Golfe de Tonkin d’où émergent plus de 3000 îles, pythons rocheux et rochers de toutes tailles. Le tout ressemble à une énorme chaine de montagne noyée de laquelle on ne peut plus voir que les plus hauts sommets. Le paysage est à couper le souffle et ne ressemble en rien à ce que j’avais pu voir auparavant! Nous avons navigué entre ces rochers pendant deux jours  sur un très charmant bateau avec un groupe de 10 personnes. De temps en temps, nous croisions un village flottant duquel des barques se lançaient à notre poursuite pour nous vendre des boites de Springels….. Le tourisme de masse n’a pas oublié d’arriver ici non plus. J’ai eu l’occasion de faire un plongeon dans ces eaux couleur émeraude et même d’y faire du kayak.

Deux heures après être revenu à Hanoï, j’embarquais déjà dans un train de nuit en direction des montagnes. 10 heures de train et 3 heures de bus plus tard et j’étais prêt pour le trek qui m’attendait! Avec Susane, allemande, et Naomi, anglaise, nous formions un petit mais très sympathique groupe. Nous avons même été accompagnés par deux australiennes pour le premier jour. La haute montagne qui entoure Sapa offre des paysages magnifiques et typiquement asiatiques avec des rizières en terrasse à flan de colline et à perte de vue. Malheureusement, ce que j’attendais comme une vraie rando de montagne était plus proche de la promenade que de l’alpinisme, mais ça n’enlevait rien à la beauté de lieux. Pendant deux jours nous avons traversé des villages de minorités ethniques qui vivent dans des villages qu’on imaginerait d’un autre temps si on n’était pas arrêtés tous les deux mètres par un enfant qui demande de l’argent ou une grand mère qui vend des souvenirs!

Ces villages de minorités étaient très différents de ce que j’avais pu voir dans les autres pays d’Asie. Jusque là, j’avais un peu du mal à comprendre exactement en quoi ces habitants de villages dit de « minorités ethniques » étaient differents du reste de la population. Au Vietnam, les différences sont beaucoup plus flagrantes. Premièrement, ils ne parlent pratiquement pas le vietnamien mais sauraient te vendre un chat dans un sac dans un anglais surprenant! Deuxièmement, ils portent des vêtements très traditionnels et très colorés. Chaque village fait ses propres vetements à sa manière et à ses couleurs. C’était la première fois que je voyais de tels costumes portés quotidiennement (j’en avais déjà vu évidemment mais qui étaient clairement portés uniquement pour amuser les touristes).  Enfin, et c’est la différence que je préfère, ils sont vraiment différents physiquement des autres vietnamiens. Ces villageois étaient vraiment très petits et avaient un visage très typique. Au début quand j’ai vu des dizaines de visages de petites femmes  se jeter sur les fenêtres pour nous regarder et puis qui se bousculaient pour nous accompagner pendant notre marche, j’ai vraiment cru avoir débarqué au pays des Hobbits!

Nous avons passé la première nuit en montagne dans une maison de villageois qui nous ont préparé un repas divin que nous avons partagé avec toute la famille (pour nous c’est spécial, mais eux ils le font tous les jours…). Pour accompagner ces mets délicieux, nos hôtes ont sorti une bouteille de derrière le fagot d’un alcool de riz maison. Et croyez moi c’est du costaud! Un peu à l’image des bronzés perdus dans le chalet de montagne, je me suis laissé aller aux traditions locales alors que mes deux amies ont très vite faibli et baissé pavillon. J’ai encore remis ça avec de l’alcool de maïs chez un vieux villageois le jour suivant et j’ai même fini par devoir jouer des instruments de musique locaux devant un groupe de touristes en dansant! Pas trop de risque d’être complètement saoul, je savais très bien que les asiatiques tomberaient bien avant moi (c’est toujours comme ça, la cible se reconnaitra….)!

Voila, vous savez maintenant tout, ou presque tout sur ces 7 semaines en Asie qui m’ont déjà fait traverser 6 pays en commençant par Singapour puis de la Thaïlande au Vietnam en passant par le Laos et le Cambodge sans oublier l’escapade birmane! Lorsque je repense à la plongée sur l’ile de Ko Tao en Thaïlande, j’ai l’impression que c’était il y a une éternité. J’ai du mal à me dire que c’était dans le même voyage il y a seulement 7 semaines. Il faut dire que le programme a été plus que chargé et que je n’ai pas beaucoup trainé en route. Quelques jours de « vacances » en Australie vont me faire le plus grand bien!

Je vous souhaite à toutes et à tous un super joyeux Noel!

Goral – Sébastien

 

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World Tour 7 (Vietnam) : Angkor Wat

samedi 13 décembre 2008

Un grand bonjour à toutes et à tous,

 

Noël approche! C’est en passant la frontière entre le Cambodge et le Vietnam que je me suis vraiment rendu compte que les fêtes de fin d’année arrivaient. Lors de mon premier Noël passé à l’étranger, en Australie, toutes les décorations habituelles de Noël étaient de sortie. Malgré la chaleur et le soleil, je voyais donc bien les fêtes approcher. Ici c’est différent, rien ne laissait présager l’arrivée imminente de Noël et du Nouvel An. C’est seulement en arrivant au Vietnam que j’ai découvert les premières guirlandes lumineuses, les premiers sapins artificiels et les premières statues de rennes…. Quoi en fait, pour être honnête, j’avais vu une fois des guirlandes lumineuses (mais éteintes) au Cambodge. C’était sur l’ambassade des Etats-Unis et je m’étais alors dit que c’était vraiment nul et paresseux pour une ambassade de laisser ses guirlandes de Noël toute l’année. C’est seulement quelques minutes plus tard que je me suis rendu compte qu’ils n’étaient pas si à côté de la plaque que ça et que je devais un peu remettre mon calendrier interne en ordre!  

Après cette petite introduction, je vais en revenir là où je vous avais laissé il y a une semaine. C’est à dire à l’entrée des temples de Angkor! J’ai déjà mis en ligne les photos de mes deux jours passés sur le site d’Angkor, et je pense que les regarder est le meilleur moyen pour se faire une bonne idée de l’endroit. Les temples d’Angkor ont été construits entre le 10ème et le 12ème siècle par une civilisation aujourd’hui disparue.  Celle-ci a laissé au Cambodge ce fabuleux héritage qui attire aujourd’hui vers ce pays des milliers de touristes.  Les temples d’Angkor se présentent aujourd’hui au public à l’état de ruines plus ou moins bien conservées. La jungle a recouvert certains édifices, ce qui donne des images impressionnantes d’immenses arbres développant leurs racines sur les constructions en ruines. Angkor Wat est le plus grand et le plus célèbre des temples, sur celui-ci on peut même voir des singes qui auraient pu trouver des endroits plus moches pour s’installer! Le site me fait un peu penser au domaine de King Louis dans le Livre de la Jungle. Evidemment  pour s’imaginer ça, il faut faire abstraction des milliers de touristes qui envahissent les lieux tous les jours. Je me suis retrouvé perdu au milieu d’une foule de retraités français et de « photographes » japonais qui descendaient sans arrêt de leurs cars climatisés. Pour ma part, j’avais choisi le vélo pour faire un circuit de 30 kilomètres le premier jour. Ce qui me permettait de m’arrêter à des endroits moins visités, mais qui était surtout beaucoup plus économique! Le deuxième jour, je suis monté à l’arrière d’une moto qui m’a emmené sur les sites les plus éloignés et qui m’a permis de voir le très joli arrière pays cambodgien. En route, j’ai également visité un centre d’aide et de réadaptation pour animaux sauvages blessés, mal traités ou détenus illégalement.

Après ces deux journées de visites culturelles et sportives, je suis monté sur un petit bateau à destination de Battambang à l’Est du pays. Je n’avais rien à faire dans cette ville, mais j’y allais juste pour faire le trajet. Et ca valait la peine de passer 10 heures en plein soleil sur le toit d’un petit bateau! Celui-ci a traversé de nombreux petits villages flottants   sur un lac qui ressemble à une forêt qui pousse dans l’eau. Ce n’était pas toujours facile de se faire un passage à travers ces arbres et ces buissons denses. Les habitants du coin vivent dans des maisons construites sur des radeaux. L’avantage c’est que lorsque tes voisins te cassent les pieds, il suffit de prendre tes rames et d’aller un peu plus loin. Evidement ça doit causer pas mal de problèmes aussi. J’imagine qu’il doit y avoir des fameux combats de radeaux pour placer sa maison à côté de celui de la fille qui ne ferme jamais la fenêtre quand elle prend sa douche… En fait, en saison sèche le lac s’assèche en partie et des accès à la terre sont dégagés. Mais en saison des pluies, ils vivent sur un radeau au milieu d’un lac immense! Drôle de vie, on ne doit pas vraiment être sur la même planète!

Comme j’avais 2 jours à tuer avant de pouvoir entrer au Vietnam, j’ai ensuite pris la direction de Sihanoukville et de ses plages tropicales. J’ai donc passé une journée complète dans l’eau ou allongé à lire mon livre en sirotant une noix de coco! La noix de coco est la boisson nationale sur la plage de Sihanoukville. Il suffit de la « scalper » avec une machette et d’y glisser une paille. Avec ca on peut boire pendant quelques heures! Et a part ca, il n’y a pas grand chose à raconter sur cette journée balnéaire.

J’ai donc ensuite pris la route du Vietnam, qui est déjà le 6ème pays asiatique que j’ai l’occasion de visiter sur ce voyage. Ma première étape était Ho Chi Minh City, qui est plus connue sous son ancien nom Saigon. J’avais déjà parlé de la circulation à Phnom Penh, mais je n’avais encore rien vu en comparaison à Ho Chi Minh City! Il y a plus de 5 millions d’habitants dans la ville et plus de 3.000.000 de motos en circulations! Il y a assez peu de voitures et les innombrables motos sillonnent tel des bancs de poissons évitant les obstacles! Obstacles qui sont souvent des piétons…. Au début, vous pouvez peut être attendre plus de 10 minutes avant de vous lancer pour traverser une artère de la ville. Mais si vous ne finissez pas par vous jeter entre les motos, votre visite de la ville se limitera au bloc de maison sur lequel vous a déposé votre bus! Dans cette ville, les trottoirs servent soit de parking  soit de voie rapide pour les motards impatients. En tant que piéton, j’étais souvent relégué dans la rigole sur la route en bas du trottoir. Je pense que les feux rouges que j’ai vus doivent être des décorations de Noël, mais je n’en suis pas sûr…. Bref, malgré sa circulation, j’ai apprécié mon passage par cette ville beaucoup plus agréable que la capitale cambodgienne.

En passant au Vietnam, je suis passé dans un pays un peu plus riche. On voit directement que le pays a une fameuse longueur d’avance sur son voisin. Même si évidemment la richesse reste toute relative… Pourtant je trouve que la vie y est moins chère sauf pour les logements qui sont beaucoup plus confortables que dans les premiers pays traversés. Mon deuxième jour au Vietnam a été consacré à une visite du delta du Mékong. Et oui, ce fameux Mékong qui m’accompagne depuis si longtemps a fini par se jeter dans la mer en formant un immense delta. Ce fleuve, je l’ai vu arriver du Myanmar, puis je l’ai suivi en Thaïlande avant de la naviguer au Laos et de le traverser au Cambodge pour enfin le voir terminer sa course au Vietnam. Pour cette visite du delta, j’avais opté pour une visite organisée d’une journée qui n’avait rien de bien extraordinaire. Je ne recommanderai pas spécialement la compagnie aux futurs visiteurs du pays. J’ai par contre tout de même passé quelques bons moments et fait quelques visites intéressantes, dont celle d’une fabrique artisanale de chiques (bonbons pour les non liégeois!) à base de lait de noix de coco. Pour un qui n’aime pas les noix de coco, voila que je me mets à en boire sur les plages et a adorer les chiques coco! J’en ai fait le plein, et je pourrai même en offrir en Australie pour Noël.

Le lendemain, j’ai repris la route pour la ville de Dalat, perchée au milieu des montagnes. J’étais un peu impatient de retrouver de l’altitude et des paysages accidentés que je n’avais plus vus depuis le Nord du Laos. Voila qui est chose faite! Et bien faite, puisque aujourd’hui je me suis lancé en solitaire dans l’ascension des sommets avoisinants. La ville est à 1400 mètres d’altitude et l’un des deux sommets du jour était à 2200 mètres. Comme toujours, je me suis demandé plusieurs fois ce que je pouvais bien faire tout seul dans cette jungle à escalader cette montagne (surtout au moment où je me suis perdu….). Et comme toujours, la beauté du paysage durement mérité récompense au centuple les efforts fournis et donnent l’envie de recommencer rapidement.  L’appel de la montagne, c’est probablement un gène familial…

Je vais maintenant poursuivre ma remontée du Vietnam. J’aborde mes derniers moments en Asie et j’avoue que mon esprit est de plus en plus tourné vers l’Océanie qui n’est plus qu’a 10 jours d’ici. Ce sera évidemment l’occasion de retrouver Laura, Geoffrey et Etienne, mais aussi la famille qui m’avait si bien accueilli lors de mon premier passage sur la terre des aborigènes et des kangourous. Mais avant cela, il me reste entre autre la baie de Ha Long et les montagnes du Nord pour finir en beauté cette partie asiatique du périple.

Je ne vous retiens pas plus longtemps, je sais que le vin chaud et autres joyeusetés de Noël sont au programme du week-end!

 

A bientôt,

Sébastien – Goral