World Tour 15 (Fidji) : Sharks Dive!

samedi 7 mars 2009

Boula!

Si je vous dis d’emblée que les iles Fidji sont magnifiques, je suppose que je ne vais surprendre personne… Les Fidji, c’est tout de même le pays qu’on voit en photo sur toutes les couvertures de brochures d’agences de voyages (je suis sur que vous visualisez bien la photo avec le cocktail, le palmier, le sable blanc et l’eau plus bleue que bleue….)! Autant être honnête, si au Vanuatu j’avais mis l’accent sur les villages, les montagnes et les terres, ici j’ai pleinement consacré mon temps aux plages et à la mer. Bref, je viens de passer une semaine de vacances bien méritée!

J’ai vite compris à la sortie de l’avion qu’il ne ferait pas moins chaud aux Fidji qu’au Vanuatu…. mais qu’en plus les moustiques étaient encore plus nombreux!  Débarquant en début de soirée dans cet archipel sans la moindre idée de l’endroit où j’allais dormir ou de ce que j’allais faire le lendemain, je me suis vite fait embarquer dans le bureau d’une agence de tourisme locale. Je voulais seulement trouver un lit pour la nuit (j’avais dormi 3 heures dans l’aéroport d’Auckland la nuit précédant) mais je m’en suis sorti avec une facture de 600 dollars fidjiens……  Je me suis laissé convaincre d’acheter un Boula Pass pour 5 nuits. Le Boula Pass est un principe assez chouette : c’est un abonnement pour voyager dans les îles à l’Ouest du pays et avec 5 nuits dans des resorts locaux selon mon choix. Tous les jours il me suffisait donc de décider sur quelle île je voulais être déposé et le lendemain je remontais à bord en direction d’un autre petit paradis! Le concept m’a tout de suite plu et après une petite nuit a Nadi j’ai embarqué à bord du « Awsome Adventure ».

Evidemment j’ai essayé de trouver des îles de styles différents. Un banc de sable perdu au milieu de l’océan célèbre pour ses soirées mouvementées, une île plus montagneuse et avec moins de touristes,  une île conviviale et confortable, et même une croisière… J’ai commencé par une nuit sur l’île de Beachcomber qui est une toute petite île de sable blanc qui doit faire environs 400 mètres de périmètre. L’île est très connue pour être l’endroit où les jeunes qui ont une grosse envie de fête se retrouvent. En réalité je suis tombé un jour ou c’était assez calme… je me suis donc consacré pleinement à l’activité nationale que j’allais pratiquer sans arrêt pendant la semaine : l’exploration des fonds marins et la découvertes de la flore et de la faune sous marine. Pour mon premier jour, outre de superbes coraux et des nombreux poissons tropicaux, je me suis déjà retrouvé nez-a-nez avec 4 raies et un bébé requins!

Sur l’île de Kuata, mon étape suivante, en plus d’avoir appris la Boula Dance et d’avoir grimpé le sommet local pour profiter d’une vue impeccable sur les iles voisines, j’ai attrapé mes palmes et mon tuba pour aller faire du snorkeling avec les requins de récifs. Je me suis donc retrouvé à nager avec 3 requins d’environs 1 mètre entre les coraux! Même si je savais qu’ils n’étaient pas dangereux, ils ressemblent toujours bien à des requins! Et c’est assez impressionnant… mais pas encore assez pour moi.

Puisque j’étais mis en appétit, j’ai pris la décision qui s’imposait et j’ai rejoins le Coral View Resort au Nord de l’archipel des Yasawas Islands. Et ce fut certainement la meilleure option possible pour plusieurs raisons. Premièrement, j’y ai fait la rencontre de Maaike et Marian (hollandaises), Shereene (anglaise) et Ben (français) avec qui ont a décidé de passer les 4 jours suivants. On a formé un bon petit groupe et j’etais même un peu triste de devoir les laisser continuer leur séjour fidjien sans moi! Deuxièmement, parce que le resort était vraiment bien, que le snorkeling y etait magnifique et que c’était situe juste en face du lagon bleu du film « Le lagon bleu » (film que j’avais adoré étant très jeune et que je suis impatient de revoir). Enfin, c’était le choix qui s’imposait parceque c’était le seul endroit où je pouvais faire une Skarks Dive!!!  

Pour ma première plongée depuis que j’ai ma licence, j’ai commencé en force avec de la plongée avec les requins. J’avoue que j’etais un peu nerveux avant, mais  tout s’est finalement passé calmement. Alors que depuis quelques jours je passais mon temps avec un tuba en bouche, des palmes aux pieds et un masque sur le visage, j’ai cette fois ci rajouté la bombonne, la combi et tout le matériel qui va avec. Pour ça j’ai bien entendu du montrer ma licence, et Shereene qui voulait venir avec mais qui n’est pas qualifiée a du rester sur la plage. Le bateau m’a alors emmené au large, j’ai mis l’équipement et je me suis laissé tomber en arrière dans un autre monde. C’est une sensation étrange que de rentrer dans l’eau à un endroit où on sait que des requins se promènent 20 mètres plus bas! En suivant les instructeurs je me suis donc laissé descendre à 20 mètres de profondeur où nous avons attrapé une corde pendant que des instructeurs vidaient une poubelle de poissons devant nous. Le spectacle n’a pas été long à commencer… probablement une vingtaine (au minimum) de requins de 4 sortes différentes se sont succédés au buffet. Ils faisaient entre 1.5 et 3 mètres de long! Evidemment ce n’était pas des grands blancs (j’aurais été dans une cage) mais ils y ressemblaient en plus petits. De nouveau ce ne sont pas des requins agressifs avec les hommes mais je vous assure que le spectacle est impressionnant! En plus j’y ai vu de gros poissons et une énorme murraine.

Nous n’étions que 2 du resort (avec un vieil hollandais alcolo) à faire la Shark Dive et évidemment c’était plutôt « la classe » quand je suis revenu sur la terre ferme. Pas peu fier que j’étais…

J’ai passé ma dernière journée et dernière nuit sur un bateau avec mon petit groupe de copains. Ca nous changeait un peu du sable et en plus les moustiques n’arrivent pas jusque là! Quel bonheur de manger des Magnums, boire des cocktails, sauter du bateau dans le grand bleu, refaire une plongée « classique », rejoindre à la nage des îles désertes, boire le Kava, faire des courses de crabes et s’amuser ensemble au beau milieu des Fidji…

C’est donc par cette super semaine que je termine la deuxième partie de mon voyage. Après le séjour asiatique, c’est aujourd’hui le volet océanien du tour du monde qui se termine après un passage en Australie, un long séjour en Nouvelle-Zélande et la visite des géniales îles du Vanuatu et des Fidji! Demain c’est l’Amérique du Nord, et pour quelques jours le Canada, qui s’ouvrira à moi. C’est également une différence de  plus de 30 degrés de température qui m’attend!!! Et ça risque d’être difficile à avaler… surtout avec des maillots et des t-shirts! Pourtant je suis tellement impatient maintenant à l’idée de traverser ce continent…

Comme dirait Joe Dassin :

« Mes amis, je dois m’en aller
Je n’ai plus qu’à jeter mes clés
Car elle m’attend depuis que je suis né
L’Amérique »

Ou plutôt…

« Je reviendrai je ne sais pas quand
Cousu d’or et brodé d’argent
Ou sans un sou, mais plus riche qu’avant
De l’Amérique »

Quelle planète!

Amitiés,

 Sébastien – Goral

 

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World Tour 14 (Vanuatu) : Yasur, la porte de l’enfer

vendredi 27 février 2009

 

Un grand bonjour à toutes et à tous,

Et oui me revoilà déjà. Je sais que le rythme des articles est soutenu pour le moment, mais ça ne fait que refléter la tournure actuelle du voyage. Je vais donc vous relater ce que j’ai fait dans cet archipel du bout du monde qu’est le Vanuatu. En 6 jours ici, j’ai eu l’occasion de réaliser des expériences et de vivre des moments que je n’aurais pas imaginé encore pouvoir vivre sur cette planète. Que ce soit culturellement ou géographiquement, le Vanuatu est une mine de découverte. Souvent je me suis senti plongé dans le passé. Si la visite des villages Hmong au Vietnam m’a un peu fait penser au Moyen-âge, ici je ne me suis pas retrouvé très loin de la préhistoire!

Mon arrivée dans le pays a pour sa part été beaucoup plus civilisée. C’est au gigantesque (…) aéroport international de Port Vila que j’ai été accueilli par Alexis et ses deux filles, Francesca et Malena, qui ont d’ailleurs bien changé depuis mon passage au Mali. J’avoue avoir été surpris par la chaleur à la sortie de l’avion. Alors qu’en Nouvelle-Zélande il fait très agréable et même un peu frais le soir, ici il fait environs 35 degrés et le tout dans une humidité impressionnante. Alors que je débarque dans les îles du Pacifique en pleine saison des pluies, je n’ai encore pratiquement vu que le soleil! Après avoir dit bonjour à Raquel, posé mon sac et pris un jus de fruit en ville, j’ai directement été emmené pour l’activité incontournable du week-end : le snorkeling. Nous avons attrapé des masques, des palmes et des tubas et nous sommes vite partis explorer les coraux qui entourent l’ensemble des îles! Pas trop désagréable comme entrée en matière…. surtout que le tout a été suivi du film au bord du lagon (mais ça c’etait déjà dans le dernier mail).

Ma première journée complète sur l’île a été consacrée à l’exploration de la capitale et à organiser la suite de mon séjour. Il y seulement deux villes dans le pays. Mais quand on dit « ville », à l’échelle européenne on parlerait plutôt de village. Port Vila est une ville très verte, couverte de cocotiers, palmiers et fleures. C’est un endroit petit dont on a vite fait le tour mais qui est très agréable. Comment pourrait-il en être autrement quand on est sur une colline tropicale au bord d’un lagon corallien? Sur la semaine, j’ai eu l’occasion de visiter deux petits musées sur l’histoire et les traditions locales. Ce fut deux visites très intéressantes qui m’ont fait découvrir une partie de l’histoire du monde sur laquelle je n’avais pas la moindre connaissance. Voici quelques anecdotes sur l’histoire du pays :

– Je vous parlais dans le dernier article de la gestion différente par deux pays sur le même territoire et je me demandais comment ça se passait sur les routes. Est ce que les anglais roulaient à gauche et les français à droite??? Et ben oui! Du moins jusqu’a un certain moment… A l’époque où il n’y avait pas encore de voitures, chacun circulait à cheval du coté de la piste utilisé dans son pays… Ce qui a bien entendu vite provoqué de nombreux problèmes. Un jour un anglais et un français ne voulant pas bouger et céder le passage ont décidé que le prochain cavalier à passer déciderait du coté de la route à adopter! Et ce fut un missionnaire français…. Aujourd’hui on conduit donc à droite!

– Le pays n’est pas toujours très sûr. Et quand on est une femme il vaut mieux ne pas se trouver en rue seule le soir. Le sexe est tellement tabou dans ce pays que ca monte à la tète de beaucoup d’hommes qui finissent par faire de grosses bêtises. De plus les prisons sont… un peu spéciales. Ici, hormis pour les assassins, la prison ferme le week-end et chacun rentre chez soit…. Ou alors hier, il y a 13 meurtriers considérés comme ultra dangereux qui se sont échappés ensembles de la prison! Au musée, j’ai appris qu’un groupe d’homme avait enlevé, violé et tué une fille en 1995. Le frère de la victime était de la partie. Après lui avoir sorti les intestins, ils les ont fait manger par le frère… En 2001, ils ont été condamnés (c’est la première fois que des hommes étaient reconnus coupables pour ce genre de comportement « pas très bien »). Comme ils avaient déjà fait 12 mois de préventive, le juge a estimé qu’ils en avaient fait assez et qu’ils étaient donc libre!

– Tant qu’on est dans le traditionnel, j’avais dit dans mon dernier article que le cannibalisme était terminé depuis un peu plus de 100 ans. Mais en fait ça c’était aux Fidji! Ici, il n’a disparu des coutumes courantes que dans les années 20 et a encore été pratiqué, mais très rarement, jusque dans les années 60 (l’histoire précédente prouve qu’il y a encore des traces…). Il y a encore quelques décennies, on enlevait les deux dents avant supérieures des femmes en les frappant avec une pierres pendant des heures pour les rendre plus jolies. Avant que les missionnaires (arrivés dans les années 1800) n’arrivent à convaincre les indigènes, quand un homme mourrait sa femme était tuée avec (comme ça elle s’occupait bien de son mari…). Le métal, le tissage,… n’ont été amené que par les européens!

– A l’heure actuelle, on achète toujours sa femme à son futur beau père avec des cochons et des poulets…

Etant dans un pays aussi intriguant, je ne pouvais pas rester uniquement dans la capitale ni même sur l’île principale. Il fallait que j’aie encore un peu plus loin! Et même si ça m’a couté les yeux de la tête de voyager ici, je ne reviendrai sûrement pas tout prochainement au Vanuatu! Il fallait donc en profiter à fond et on verra plus tard comment gérer les finances. Il n’y a que deux autres îles qui sont reliées quotidiennement et non hebdomadairement. Et puisque j’avais 6 jours dans le pays, je devais absolument me limiter à une des deux possibilités. Evidemment c’est deux îles sont celles qui ont le plus d’intérêt touristiques! Sur Santos, au Nord, il y a un des plus beaux sites de plongée au monde. Deux navires US ont coulé au large de cette île pendant la seconde guerre mondiale et font aujourd’hui le bonheur des plongeurs qui arrivent jusque là. La deuxième possibilité, celle pour laquelle j’ai opté, était de me rendre sur l’île de Tanna, au Sud, sur laquelle se trouve le Mont Yasur, le volcan en éruption le plus accessible du monde. Il faut entendre par accessible, qu’on peut atteindre le cratère assez facilement …. rejoindre le pied du volcan c’est autre chose!

J’ai donc acheté un billet d’avion pour l’île de Tanna et le lendemain j’embarquai à bord d’un petit avion pouvant transporter 17 passagers (mais on était 10 à bord). A peine arrivé a l’aeroport, que j’étais accueilli par un local qui m’a conduit à mon bungalow avec vue sur la mer et les coraux. Jusque là, je n’étais pas encore bien perdu…! C’était même plutôt le grand luxe. J’ai donc fait un peu de snorkeling et je suis un peu parti « à l’aventure » découvrir les environs. Tanna est la troisième île d’importance du pays et quand je vois l’isolement, je n’ose imaginer les infrastructures de la 60ème … Il y a 30.000 habitants sur l’île qui vivent répartis dans des petits villages sur toute l’île. Etant donné l’intérêt touristique pour le volcan Yasur, des pistes ont été construites et des véhicules peuvent circuler sur l’île. Mais hormis dans un rayon d’un kilomètre de l’aéroport, c’est du vrai tout terrain qui nécessite des fameux 4×4. Il n’y pas de pompe à essence et on y fait le plein grâce à des bidons.

Pendant l’après-midi un guide est venu me chercher pour m’emmener vers ce qui allait être le spectacle naturel le plus épatant de ma vie. Ca nous a pris une heure et demie pour traverser la forêt dense et les petits villages indigènes. Apres quelques superbes arrêts photos, nous avons alors atteint la pleine des cendres. La terre et le sable des pistes avaient laissé la place à des étendues de cendre rejetée par le volcan. En roulant, j’avais un peu l’impression de me retrouver dans les décors de Jurassic Park (les grandes étendues vertes entourées de montagnes),…. Un moment j’etais même prêt à voir un T-Rex au bout de la plaine. Au pied du volcan, il n’y avait plus de végétation… juste des blocs de pierre que le Yasur rejette lorsqu’il s’énerve vraiment. En sortant du 4×4, j’ai été marqué par les bruits terribles que produisait cette montagne. Bien que dans un coin de paradis, l’enfer n’était plus loin! Quelques centaines de mètres plus loin et nous arrivions sur la crête qui dévoilait deux énormes cratères fumants. Régulièrement le sol tremblait et des explosions nous impressionnaient.

Au sommet de la crête, nous pouvions enfin admirer le fond du gouffre et le réservoir de lave bouillante. Le volcan était en éruption au niveau 2! S’il avait été à un niveau 1 nous aurions eu un spectacle moindre. S’il avait été de niveau 3, nous n’aurions pas pu aller sur la crête. Et s’il avait été de niveau 4, il aurait fallu évacuer les villages aux alentours. De plus s’il avait commencé à pleuvoir, nous n’aurions rien vu…. Bref, j’etais très chanceux. La lave bouillonnait à 2-3 centaines de mètre de moi et dans des explosions violentes, je voyais le volcan projeter des blocs rouges dans toutes les directions. Si un bloc comme cela te touche, il parait que tu peux être désintégré…. Les explosions ont été de plus en plus fortes et les jets de lave de plus en plus hauts. J’assistais à un véritable feu d’artifice naturel. Le spectacle ne devenait que de plus en plus génial lorsque la nuit tombait! Et dire que quelques jours plus tôt je ne savais même pas que c’était possible de voir un volcan en éruption! C’était un spectacle fantastique.

Le lendemain matin, j’ai été visiter le petit village de Yakel qui se trouve également à 90 minutes de 4×4 dans les terres mais dans une autre direction et via un chemin beaucoup plus difficile. Incroyable mais vrai, ce village est le dernier de cette île là dans lequel les indigènes ne sont vêtus que d’uns sorte de feuille qui emballe le pénis pour les hommes et d’une jupe de longues herbes séchées pour les femmes. Ils vivent presque en totale autarcie. Il faut dire que la terre est tellement fertile qu’ils ont de très bons légumes et fruits en grande quantité. De plus ils ont de nombreux animaux (on dit que le bœuf du Vanuatu est le meilleur du monde). Beaucoup de villages vivent donc presque exclusivement de leurs propres ressources. Si le village de Yakel a tellement peu changé c’est certainement parce que le chef du village est très vieux et ne veux entendre parler d’aucune modernisation! Il aurait 109. Et même si ça semble difficile à croire, il n’a pas l’air beaucoup plus jeune. En tout cas en voila un qui a du mettre quelques blancs ou quelques bonnes femmes …. dans son assiette! Il est visiblement assez mal en point et n’en aurait plus pour très longtemps, ce qui risque de faire prochainement changer ce village. J’avais un peu peur de me retrouver dans un show touristique puis qu’il y a des visiteurs presque tous les jours. Mais finalement ça n’avait rien à voir avec la triste expérience du lac Titicaca en Bolivie. La seule fille du village à parler anglais (elle vient d’un autre village mais a été achetée par son cousin qui est de Yakel….) nous a permis de faire le tour du village, nous a présenté très brièvement au chef et puis ils ont fait une danse locale. Mais on était bien loin de la démonstration que je craignais. Là je me suis vraiment rendu compte que je me trouvais très très loin de la maison! Ce n’est pas le monde, ou pas la même époque…

J’ai regagné Port Vila dans l’après-midi. Et alors que 4 jours plus tôt j’avais eu l’impression de débarquer dans un endroit perdu, j’avais cette fois la sensation de revenir à la civilisation! Nous avons été prendre un verre en ville avec Alexis et je suis resté dans les environs de la capitale pour les deux  jours qui restaient. J’ai encore été voir quelques belles cascades, mais ça semble un peu simple par rapport aux deux jours à Tanna. Ce soir je vais voir un concert local avant de prendre un avion pendant la nuit qui me reconduira à Auckland en Nouvelle-Zélande. Et demain, je prendrai cette fois bien la direction des Fidji.

Puisque vous n’étiez pas contents de recevoir mes articles pour commencer la semaine, en voici un pour la terminer. Je vous souhaite à tous un excellent week-end.

Goral – Sébastien

 


World Tour 13 (Vanuatu) : La surprise du chef

lundi 23 février 2009

Bonjour tout le monde,

Et non, je ne suis pas aux Fidji comme beaucoup d’entre vous le pensaient! J’ai plutôt pris la direction du Vanuatu! Du quoi? Du Vanuatu… Oui, oui, c’est bien un pays. Et même si très peu de personnes en ont déjà entendu parler en Europe et même s’il y a en a probablement encore moins qui savent le situer sur une carte du monde, le Vanuatu est bien une république indépendante depuis presque 30 ans.

Vous allez me dire « oui mais sur ton site tu indiques que les Fidji sont l’étape suivante »… Et ben j’ai changé d’avis et je n’en avais pratiquement parlé à personne afin de vous en faire part une fois sur place. Et comme maintenant j’y suis, j’ai envie de partager ça avec vous.  Aujourd’hui j’envoie juste un petit post de présentation, mais je vous reviendrai plus tard avec mes aventures et mes impressions sur ce pays.

Mais qu’est ce qui m’est passé par la tête pour venir me perdre au milieu du Pacifique dans un pays dont, à mon avis, 97% de la population mondiale ignore l’existence? Et bien en fait, l’occasion s’est présentée…. et je l’ai saisie à deux mains! Et cela grâce à qui? Et bien à Facebook bien sûr….. Non, en réalité c’est d’abord grâce à Alexis et à Raquel évidemment. Ceux qui suivent mes histoires de voyage depuis le tout début doivent se souvenir de mes premiers mails « maliens »… Alexis était mon maitre de stage qui m’avait accueilli et avec qui j’avais travaillé pendant 6 semaines au Mali en 2005 dans les bureaux de la Coopération Technique Belge. Alexis est maintenant en poste au Vanuatu pour la commission européenne… et quand il a vu mon statut  « Sébastien est en Nouvelle-Zélande », il m’a envoyé un message pour me dire que j’etais le bienvenu si j’avais envie de faire un saut en cette direction! C’etait l’occasion à ne pas rater de se revoir et de visiter un pays que je n’aurais probablement pas l’occasion de revisiter d’aussi tôt. Bien que ce n’était pas prevu du tout dans les vols, les dates et le budget (…) j’étais tellement excité à l’idée de m’enfoncer  dans cette partie du Pacifique que j’ai foncé acheter mon billet d’avion. 

Mais qui sais finalement où se trouve le Vanuatu? Je connaissais son existence et je savais plus ou moins le placer sur une carte mais c’est peut être parce que je suis capable de passer deux heures devant un planisphère à l’étudier. De plus, il y a 3 ans en Australie, j’avais pensé accompagner François au Tuvalu mais son voyage ayant été reporté et je n’ai pas pu y aller.  Mais je m’etais néanmoins renseigné sur la région. Le Vanuatu est en fait un archipel composé de 83 îles qui fait partie de la Mélanésie, région du Sud-Ouest Pacifique, en mer de corail. Il est situé au centre d’un triangle formé par la Nouvelle-Calédonie au Sud-Ouest, les Fidji à l’est et les iles Salomon au Nord. Le pays est peuplé d’un peu plus de 200.000 personnes dont environs 25.000 vivent dans la capitale Port Vila sur l’île d’Etafe. Il est difficile de voyager entre les îles et pour couvrir le pays, il faudrait y consacrer quelques mois. Hormis les quelques points principaux, et quand je dis principaux il faut plus que relativiser, les différentes îles sont souvent joignables un jour par semaine par bateau et par avion. Et pour en repartir, il faut attendre la semaine suivante.

Je suis fasciné de me retrouver dans un pays aussi méconnu et aussi reculé. Si à Port Vila on trouve quelques routes goudronnées, des magasins, des organismes touristiques, des restaurants, ce n’est pas le cas sur la grande majorité des autres îles où habite la majorite de la population. Je n’ai pas encore vu grand chose, et je ne sais pas très bien ce que je vais pouvoir faire en l’espace de 6 jours, mais je sais que des villages vivent encore pratiquement comme ils vivaient il y a plusieurs siècles. Les locaux ont des coutumes étranges, voire effrayantes, qui sont très bien préservées. L’occidentalisation n’a pas encore touché une grande partie de ce pays. Une des coutumes locales qui a cependant (normalement) disparue est le cannibalisme…. Il y a seulement 100 ans que le canibalisme n’est plus censé être pratiqué, mais un français aurait encore été mangé en 1976!!! La chaire blanche est la plus délicate il parait…

En Europe, on réduit tellement souvent l’Océanie à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande, qu’on en oublie qu’il y a bien d’autres pays qui se trouvent dans cette région du monde. L’Oceanie – Pacifique est tellement grande et pleine de lieux inconnus qui font partie d’un monde presque imaginaire auquel nous avons déjà tous rêvé grâce à des histoires comme « Robinson Crusoe » ou des films comme « Le lagon Bleu » et « Seul au monde ».  Et c’était un vieux rêve que d’en explorer une toute petite partie. Peut être qu’un jour j’aurais l’occasion d’aller dans des états comme Kiribati, Nauru, l’île de Niue, Palau,…..

Vanuatu a une particularité tout à fait propre. Pendant presque un siècle, il a été une colonie française et anglaise en même temps. Il était alors connu sous le nom des Nouvelles-Hébrides. Sur un même territoire, deux pays appliquaient des lois et des systèmes de gestion différents!!! Si vous étiez « sous législation anglaise » vous n’étiez pas soumis aux lois française et inversement! Il y avait même 2 codes de la route! Par contre je suppose qu’ils conduisaient tous à droite… C’est le seul territoire au monde qui a été géré de la sorte!

Voila pour une présentation moins brève que prévue. Je vous reviendrai très bientôt pour vous expliquer ce que j’ai fait au Vanuatu!

Pacifiquement,

Goral

P.S.: Hier nous avons regardé un film au « cinéma » improvisé sur la terrasse en pilotis dans le lagon au fond du jardin d’Alexis et Raquel! Le tout avec un verre de vin…. et le film était évidement « Seul au Monde » qui est on ne peut plus de circonstance (même s’il a été tourné aux Fidji).

P.S.2: C’est au Vanuatu qu’a été tournée l’émission « Survivor » ….. que je ne connais pas d’ailleurs.

  


World Tour 12 (Nouvelle-Zélande) : Skydive dans le Mordor

samedi 21 février 2009

Chères amies, chers amis,

Après 1 mois et demi en terre, mer et ciel néo-zélandais, je m’apprête à faire mes adieux aux kiwis et à continuer le voyage vers d’autres pays, d’autres cultures, d’autres paysages. Il est donc temps de vous relater la fin de mon voyage ici et donc la traversée de l’île du Nord. Comme vous n’êtes pas sans le savoir j’ai passé beaucoup plus de temps dans l’île du Sud que dans l’île du Nord. L’île du Sud est plus impressionnante pour la continuité de ses superbes paysages et ces villages reculés, mais elle est aussi plus difficile à visiter puisque le climat y est moins clément que dans l’île du Nord. Pourtant, même si cette dernière est moins impressionnante dans son ensemble, elle compte certains endroits extraordinaires qui vous font plonger dans des décors « qu’on ne voit que dans des films de fiction » ou dans des BD d’heroic fantasy. Juste après vous avoir envoyé mes dernières nouvelles, j’ai vécu 4 jours un peu fous où tout s’est passé très vite puis les événements se sont fort calmés (le portefeuille aussi) et j’attends maintenant avec impatience le pays suivant.

C’est sous le déluge que j’ai quitté Wellington. L’espace d’un instant je me suis cru au mois de février en Belgique sauf que j’avais ma maison sur mon dos et que j’avais un peu de mal à trouver le chemin de la gare des bus… Quoi qu’il en soit j’ai embarqué à destination de Turangi, un petit village au milieu de l’île, où je suis également arrivé sous le même déluge qui n’avait pas cessé 400 kilomètres plus au Nord… Turangi sert de base aux randos dans le génial Tongariro National Park. Et s’il y avait encore 1 endroit que je voulais voir avant de quitter le Nouvelle-Zélande, c’était bien celui-là! Mon idée était de faire la Tongariro Crosing, une rando qui est considérée comme le plus beau trek d’un jour de Nouvelle-Zélande. Et comme le pays est considéré comme l’un des meilleurs endroits au monde pour ce genre d’activité, ça situe vite le niveau. A propos de niveau, plusieurs backpackers qui avaient fait cette traversée m’avaient dit que c’était vraiment difficile, qu’ils marchaient en canards pendant deux jours après ça et qu’il fallait être en très bonne forme…. C’était en fait très exagéré! Le principal problème est que même lorsqu’il fait beau au pied, il fait souvent nuageux au sommet. De plus le temps peut changer à une vitesse impressionnante et une superbe journée peut devenir en 20 minutes une journée dantesque. On ne peut donc entamer la traversée que si les dernières prévisions météo sont bonnes… et c’était plutôt mal parti!

Mais qu’a-t-il de si particulier ce Tongariro NP? Tout d’abord, trois superbes volcans se trouvent sur son territoire et les volcans offrent souvent de superbes vues et des couleurs impressionnantes. Les paysages volcaniques sont certainement mes préférés. J’ai toujours été plus « montagnes » que « mers » et pour moi les volcans sont souvent les plus belles montagnes. En fait j’en ai pas encore vu énormément dans ma vie, mais le Sud Lipez en Bolivie reste à ce jour le plus bel endroit que j’ai visité (c’est d’ailleurs la photo que vous voyez sur l’écran a chaque fois que vous venez sur ce blog). Mais surtout, le Tongariro a été rendu mondialement célèbre par Peter Jackson en devenant le Mordor dans sa trilogie du Seigneur des Anneaux! Ces spectaculaires images n’ont pas été tournées sur Mars mais bien ici en Nouvelle-Zélande…

Pour une fois j’ai eu un fameux coup de chance au niveau de la météo. Le lendemain à l’aube, les prévisions météo pour la journée annonçaient un ciel couvert en début de journée mais avec de plus en plus d’éclaircies pour le reste de la journée. Tel Frodon, je pouvais donc partir à la conquête du Mordor! Les premiers kilomètres se sont néanmoins faits au travers des nuages et je me suis même demandé si je ne m’étais pas lancé pour 20 bornes de montagne dans la purée de pois… Mais avant la première ascension, une éclaircie dévoila le premier cône dans toute sa splendeur. Le volcan était juste sur ma droite alors que je n’aurais même pas pu imaginer sa présence jusque là. Au fil des premières pentes, nous avons formé un petit groupe avec un danois, une allemande et un anglais. Ensemble, nous avons traversé et longé les cratères, les lacs et les ravins. Difficile de décrire les paysages, mais un passage vers la page « photos » vaut plus que des mots. Ce qui est marquant, c’est la couleur verte des lacs, le rouge des sommets, le noir des rochers et la vue énorme sur des vallées marquées par les éruptions pas si lointaines des volcans. Ceux-ci sont encore en activité et la dernière grosse éruption date de 2003. Le Mordor ressemble au Mordor et je me voyais vraiment dans le film! Et les changements rapides de temps ne sont pas une légende… Pendant 10 minutes on pouvait profiter de la vue en t-shirt dans toute sa beauté avant de passer 10 minutes dans le brouillard avec pull et veste… et ainsi en permanente alternance. Après une telle journée, nous avons bien mérité une baignade dans les eaux thermales et un bon resto. Etant tombé sur deux gars plus âgés (on avait perdu l’allemande avant la soirée) sans limite budgétaire, je me suis retrouvé à manger un menu indécent pour un backpacker…. Mais bon on a que le bien qu’on se donne et comme diraient Anaïs et Didier Barbelivien : « Faut faire mais pas s’en faire »!

Le lendemain mon camarade anglais m’avait trouvé une place dans une voiture en direction de Taupo, la capitale mondiale du saut en chute le libre – le skydive – qui se trouvait à 50 kilomètres de là au bord du lac… Taupo. Depuis que je suis parti, le saut en chute libre était prévu au programme et je savais que je voulais faire ça en Nouvelle-Zélande dans un paysage grandiose. Mais évidemment plus l’échéance approche et plus la pression monte. Ce qui est bien dans mon cas, c’est que je n’ai pas eu trop le temps de me poser des questions. Alors que je suis arrivé à Taupo vers midi pour prendre le temps de réserver un saut pour le lendemain, à 2 heure je quittais l’aéroport dans une limousine avec le DVD de mon saut et mon t-shirt souvenir sous le bras! Alors que j’avais toujours mon sac sur le dos et que je n’avais pas encore une chambre, le gars de la réception à l’hôtel avait déjà réservé mon saut pour l’après-midi! Pas besoin d’attendre et de laisser monter le stress. A Taupo tu arrives, tu sautes, puis tu vas mettre ton sac dans ta chambre…. C’est la ville au monde où il y a le plus de saut en parachute et vous pouvez voir des gens tomber du ciel à longueur de journée!

C’est une limousine blanche qui est venue me chercher devant le backpacker. Et ceux qui étaient du même voyage avaient l’air un peu plus nerveux que moi. En quelques minutes, on nous montre ce qu’on va faire, on nous assigne un instructeur, on nous équipe correctement et on nous présente les différentes options… Alors que je comptais sur un saut à 12.000 pieds à 250 dollars je m’en suis sorti avec un saut à 15.000 pieds, un DVD, des photos et un t-shirt pour 500 dollars…. Je me suis dit que tant qu’à le faire autant le faire proprement à 15.000 pieds (ce que je ne regrette absolument pas) et que ce serait bête de ne pas avoir le souvenir immortalisé. C’était évidemment un saut en tandem, ce qui veut dire que j’étais attaché à l’instructeur et que c’est lui qui faisait tout pour moi : je n’avais qu’à me laisser aller et profiter du moment! C’est vite dit ça…. Apres avoir répondu à quelques questions pour la vidéo, j’ai donc embarqué à bord d’un tout petit avion rose (!). Je me suis bien assis sagement entre les jambes de l’instructeur et l’avion a décollé. J’ai tenté de profiter un maximum du paysage pendant que je me faisais solidement harnacher. Puis à une certaine altitude l’instructeur m’a passé un masque à oxygène et j’ai placé mon masque de vue sur mes lunettes. C’est évidemment à ce moment qu’on se demande ce qu’on fou là et qu’on serait tellement bien… partout ailleurs. A partir de 4000 pieds on perd la sensation de vertige car on n’a plus les repères habituels. Ce n’est donc pas vraiment la peur du vide qui est impressionnante, mais plutôt la sensation qu’on va faire quelque chose de contre naturel et qu’on ne connait pas du tout la sensation qui va très très bientôt arriver. De toute manière c’est trop tard pour reculer et l’envie de vivre ce moment est trop forte. La porte s’ouvre alors et en 10 secondes le premier a disparu dans le vide. C’est de voir le premier tomber dans le vide qui m’a fait serrer les tripes. J’étais le second… et à ce moment je savais que dans moins de 10 secondes c’est moi qui allais ainsi disparaitre par la porte. Je me glisse alors vers l’ouverture et je vois la terre à 15.000 pieds d’altitude s’offrir à moi. L’instructeur prend ses appuis et à ce moment je suis déjà à moitié suspendu dans le vide. Et puis ca y est, je tombe, j’accélère, l’adrénaline monte. Ce sont les 10 premières secondes qui sont les plus impressionnantes où je me demande si un corps humain peut vraiment résister à ça. Puis il reste encore 60 secondes avant l’ouverture du parachute. Et 60 secondes, ça parait court … mais c’est long quand on tombe d’un avion. C’est à ce moment que j’ai le plus apprécié le skydive, c’est en admirant la planète en tombant à 200km/h. L’expérience était géniale et je ne doute pas que je recommencerai dans d’autres coins du monde dans l’avenir.

Après ces émotions, il me restait à visiter la ville de Rotorua un peu plus au Nord, et c’est donc là que j’ai passé les deux jours suivants. Cette petite ville est connue pour ces bizarreries géologiques mais aussi pour être le centre de la culture maorie. Alors que j’avais réservé un shuttle pour me rendre sur un des sites les plus connus de la région, il m’est arrivé ce qui ne peut arriver qu’a moi… le bus n’est jamais venu me chercher à l’hôtel. Je suis donc allé me plaindre à l’office du tourisme et on est venu me rechercher. Le chauffeur s’était planté d’hôtel et tout le monde râlait sur le Sébastien qui leur avait fait perdre du temps. Je suis juste arrivé à temps pour voir le geyser produire son jet d’eau. En fait, ils ont fait attendre les dizaines de touristes pour le déclencher pour que j’arrive à temps. Et le fait de savoir qu’ils le déclenchent en déposant une sorte de poudre dedans coupe beaucoup de la magie de l’événement. Il n’empêche que le site Wai-O-Tapu qui se trouve non loin est remarquable. Le lieu doit être un paradis des géologues, géographes … et amateurs de minerais. Des lacs de couleur verte ou jaune fluo sont absolument réels et naturels. La ballade m’a fait passer entre des lacs « pétillants », des marres de boues bouillonnantes et même la maison et le bain du diable! La ville de Rotorua et ses alentours baignent dans une odeur d’œuf pourri qui s’échappe des différentes sources thermales volcaniques de la région. Ce qui est assez amusant…. Pas trop de problèmes si vous êtes « balloté » tant que vous arrivez à rester silencieux.

Je ne peux évidemment pas quitter la Nouvelle-Zélande sans parler brièvement des Maoris. Les maoris habitaient la Nouvelle-Zélande avant l’arrivée des européens, mais contrairement aux aborigènes d’Australie ou aux Indiens d’Amérique ils n’occupent pas ces terres depuis des millénaires. Si l’histoire entre les européens et les maoris n’a pas été toute rose non plus, la situation est maintenant bien différente de ce qu’elle n’est en Australie. Alors que la grosse majorité des aborigènes vivent complètement en marge de la société blanche australienne, la situation est toute différente ici. Les maoris et leur culture sont beaucoup plus présents en Nouvelle-Zélande. Par exemple, beaucoup de localités portent toujours leur nom d’origine, dans les musées les indications sont en anglais et en maori,…. Les blancs ont adopté pas mal d’habitudes comme les tatouages, le fameux hakka que les all blacks font avant chaque match de rugby,….. Les maoris sont de manières générales beaucoup plus intégrés à la vie du pays que ne le sont les aborigènes en Australie. Le contraste est assez frappant.

Apres cette très agréable remontée de l’ile, je viens maintenant de passer 4 jours à Auckland, la plus grosse ville du pays, à ne pas faire grand chose pour être honnête. Je passe mes soirées avec un groupe d’argentins qui sont dans la même chambre que moi et j’apprends donc l’espagnol. J’ai profité de ces quelques jours pour acheter les Lonely Planet des pays que je vais visiter dans les prochaines semaines, faire des sauvegardes des photos, demander mon autorisation d’entrée aux USA, et faire tout ce qui doit être fait depuis une ville.

Les photos de l’île du Nord sont sur le site et je vous remercie pour les commentaires qu’elles ont déjà suscités!

L’aventure continue et demain le Pacifique s’ouvre à moi!

Au plaisir,

Goral


World Tour 11 (Nouvelle-Zélande) : Les vignobles neo-zelandais

mercredi 11 février 2009

Bonjour tout le monde,

Et oui, je suis toujours bien en vie et même en pleine forme! Ce dont beaucoup d’entre vous semblaient commencer à douter. Je reviens donc vers vous après déjà presque 1 mois de silence avec évidemment pas mal de choses à raconter. Et commençons par la raison pour laquelle je vous ai laissé un petit répit. Comme certains le savent, j’ai passé les trois dernières semaines à travailler, et hormis vous narrer mes souffrances il n’y a avait pas énormément de moments passionnants! De plus j’avais moins facilement accès à une connection internet et mes moments libres étaient consacrés au repos et à siroter une bière avec mes collègues au backpacker. 

Mais revenons là où je vous avais laissé, c’est à dire a Christchurch, car il y a tout de même quelques petites choses à raconter… Avant de quitter « l’église du Christ », je ne pouvais pas ne pas passer une dernière soirée avec Bindy, Emily et Rhea (les néo-zélandaises rencontrées à Sydney) ce que j’ai donc fait avec le plus grand plaisir avant de faire mes adieux. Et je ne suis pas parti sans promettre à Bindy de m’occuper comme il faut de sa petite sœur qui vient passer un an en Belgique l’année prochaine (on ne sait pas encore dans quelle ville ce sera, mais ce serait bien pour elle que ce soit Liège!!!).  Je m’attarde un peu sur le nom de la ville pour souligner que je n’ai jamais vu une ville où tant de jeunes ont tourné à la mode gothique qu’à Christchurch! Est-ce une rébellion involontaire à ce nom à consonance trop chrétienne? Pas mal de fille porte aussi des T-shirt avec des slogans du style « créature de l’enfer » ou même « fille de Satan » : quel contraste!

Ma destination suivante était Motueka, dans le Nord-Ouest de l’ile du Sud. C’est là-bas, suivant les conseils d’un kiwi croisé au Laos, que j’espérais trouver du travail dans la récolte de pommes (mon rêve depuis que je suis gamin). En réalité, il ne m’a pas fallu 30 minutes dans cette bourgade sans intérêt pour comprendre que j’étais venu pour rien car j’etais un mois trop tôt pour la saison des pommes…. Il allait donc falloir trouver un plan B pour gagner un peu d’argent parce que j’avais un peu la sensation que mon compte en banque ressemblait à un robinet qu’on arrive plus à fermer complètement. Mais tant qu’à être à Motueka, autant en profiter pour visiter ce qu’il y avait à voir dans la région. Et si je vous disais que la ville en elle même n’est pas d’un grand intérêt, elle a la grande qualité d’être située à quelques kilomètres du superbe Abel Tasman National Park. Comme ce National Park figurait en bonne place sur ma liste des endroits à ne pas manquer j’en ai donc profité pour m’accorder encore quelques jours de vacances.

Petite digression. Abel Tasman est un hollandais qui à découvert la Nouvelle-Zélande, la Tasmanie ou encore les Fidji. C’est un explorateur remarquable qui a laissé son nom un peu partout ici. En plus du National Park en question, il y a évidemment la Tasmanie, le Mont Tasman, les compagnies de bateaux, la Tasman River, les Tasman bridges,….. Ce qui n’est pas appelé Tasman quelque chose est appelé Cook quelque chose. Le capitaine Cook est celui qui est revenu de longues années après Tasman et qui a réellement lancé la colonisation du pays.

Je reviens donc à ma visite de l’Abel Tasman National Park (ATNP). Celui-ci est composé de forêts tropicales, de collines et de plages paradisiaques. Pour visiter ce lieu de rêve, différentes possibilités s’offraient à moi : kayak, rando, taxi-boat, avion,….. mais ni la voiture, ni le bus pour la simple raison qu’il n’y a absolument pas de route ou de piste dans le parc. J’ai donc opté pour un mélange de bateau et de rando étant donné que je ne disposais que d’une seule journée. J’ai donc pris un taxi boat qui a longé toute la côte avant de me déposer au retour sur une petite plage, avant de me reprendre en fin de journée quelques kilomètres plus loin dans une autre petite crique. En route nous avons eu la visite d’un dauphin qui passait son temps en sautant dans les vagues créées par le bateau. Ce dauphin est maintenant remarquablement immortalisé sur ma pellicule en plein saut!

Durant la ballade, les paysages se succédaient en rivalisant de beauté. Quel plaisir de se baigner sur une plage de sable blanc dans des eaux limpides avec pour seuls voisins un groupe de cormorans et d’y apprécier en toute quiétude un bon pic-nic! Il ne manquait qu’une suédoise qui sorte de l’eau pour que le paysage soit parfait. Je me suis d’ailleurs (un peu stupidement je le reconnais) surpris une fois devant un paysage à me dire, d’un air un peu triste, que de toute manière je ne verrai jamais ce genre de lieu…. avant de me rendre compte qu’en fait j’y étais! Un peu comme lorsque l’on regarde une photo dans une agence de voyage.

Les plages et les dauphins c’est bien beau, mais maintenant il fallait vraiment que je trouve du boulot! J’ai donc repris un bus dans le sens inverse et je me suis rendu à Blenheim, une ville du Nord-Est de l’île du Sud. Là j’ai passé plus de 3 heures à balader ma maison sur mon dos afin de trouver un logement! Tous les backpackers étaient pleins (backpackers au sens hôtels et non touristes…)! Ca ne m’était jamais arrivé auparavant! C’est au moment où j’allais prendre une vraie chambre d’hôtel (à un prix dont un backpacker a oublié la signification depuis longtemps) que j’ai repéré le Jack. Le backpacker le plus pourri et le plus sale que j’ai eu l’occasion de trouver… et où sans surprise il y avait des lits libres et pour pas chers! Je m’y suis donc installé et après quelques jours à être dégouté par l’état de la cuisine, des frigos, des lits et des toilettes j’ai même fini par m’y sentir bien. J’y ai fait la rencontre de Federico, Jimmy, Benoît, Sophie, Petra, Arwid,… Et une fois qu’on s’est fait des amis, on a plus vraiment envie de partir. Le lendemain de mon arrivée j’ai signé un contrat avec un contracteur local et le surlendemain, je commençais dans les vignes avec tous mes nouveaux camarades.

Là j’ai vite compris que j’étais de retour en enfer! Le matin une centaine de travailleurs sont envoyés dans différents vignobles. Chaque jour c’est la crainte de tomber sur un boulot pire que la veille. Je me souviens qu’à chaque fois que j’ai travaillé dans les vignes, les oignons, la maçonnerie, la vaisselle,… je me suis juré que je ne travaillerais plus jamais que dans un bureau! Et pourtant à chaque fois je m’y retrouve de nouveau quelques mois ou quelques années plus tard… J’ai commencé par deux jours de chance avec un boulot pour lequel j’étais payé au rendement. Et comme le boulot était facile et que j’étais encore en pleine forme, j’ai récolté le gros lot. En deux jours, j’ai économisé ce que j’allais économiser par semaine de 6 jours par la suite! A ce moment là je travaillais avec bonheur, c’est après que ça s’est corsé. Deux différents types de boulot  se sont alors présentés : un était payé à l’heure et l’autre au rendement. Les deux boulots consistaient en gros à enlever les grappes et les branches superflues sur les vignes.  J’ai travaillé deux jours « à l’heure », c’était facile et peu stressant, mais c’est dans ces moments que vous vous rendez compte du nombre de minutes qu’il y a dans une journée. Et croyez moi, il y en a beaucoup! Comme je travaille correctement (après la France et l’Australie, je ne suis plus vraiment un novice dans les vignes) les superviseurs ne me cherchent généralement pas trop d’ennuis. Les autres jours j’ai travaillé au rendement. Et ce coup-ci, le prix par vigne était beaucoup moins intéressant! Heureusement j’arrivais toujours à me faire plus d’argent qu’à l’heure mais pas à n’importe quel prix. Alors que ça fait presque une semaine que j’ai arrêté le boulot, je me réveille encore la nuit tellement j’ai des douleurs dans le bras droit. A force de tailler des vignes avec des sécateurs pourris mon bras droit a dit « merde » au reste de mon corps. J’étais obligé de m’enduire de pommade pour calmer la douleur et pouvoir travailler et dormir afin de gagner ma croute pour le soir… Le soir en rentrant, je n’arrivais même plus à couper ma viande avec mon couteau! Le bon coté c’est que Petra qui est kiné a pris pitié de moi et apaisait ma douleur de ses mains professionnelles (malheureusement Arwid, son copain, regardait ces massages d’un œil suspect). 

J’ai tenu deux semaines à ce régime puis j’ai décidé qu’il était temps d’aller voir ailleurs. Je pense qu’il faut vraiment avoir travaillé dans les vignes pour pouvoir apprécier en toute connaissance de cause le travail du vigneron et le long chemin qui transforme ces grappes de raisin en un délicieux nectar que nous dégustons tranquillement à une bonne table beaucoup plus tard. Et comme c’est précisément cette dernière étape qui m’attire le plus dans le raisin, je ne pouvais pas quitter la Marlborough Région sans faire un tour des excellents vignobles locaux. J’ai donc réservé une place dans un minibus qui m’a permis de faire le tour de 10 caves différentes et d’y gouter les nombreux Riesling, Pinot Gris, Gewurtz, Pinot Noir qui rendent cette région célèbre. Avant de partir, nous n’avons bien entendu pas manqué l’occasion de faire un barbecue avec tous les amis du Jack. Samedi j’ai même été à un festival Blues, Biere and BBQ qui ressemble à une sorte de carnaval où « moins les filles en porte au mieux c’est » qui ressemble à une grosse beuverie déguisée pour les locaux!

Ca m’a fait du bien de rester un peu plus de deux semaines au même endroit. Avant Blenheim, mon plus long séjour à la même place avait été de 5 nuits! C’est aussi de cette manière qu’on se fait des amis et qu’on passe des soirées un peu plus sociables. J’ai d’ailleurs trouvé ça très amusant de passer une soirée à jouer aux cartes avec un argentin, un coréen, un néo-zélandais et une slovaque…. 4 continents ensemble! Quel mélange des cultures et que de riches rencontres. A propos de rencontre, je commençais à croire que les belges avaient disparu de la surface de cette planète où était au moins une race en voie de disparition. A part une anversoise rencontrée brièvement en Australie, je n’en avais pas encore rencontré le moindre (sauf ceux que je connaissais auparavant). Hier, j’ai rencontré un couple de bruxellois dans ma chambre et nous allons passer la soirée ensemble aujourd’hui. J’ai tout de même franchement l’impression que le belge est vraiment casanier par rapport à tous ses voisins… Je ne parle évidemment pas de mes amis qui sont pour la plupart des gros voyageurs mais bien d’une manière plus générale.

Hier j’ai donc repris la route …. et le bateau! J’ai en effet pris le ferry pour traverser le détroit de … Cook (et non pas de Tasman). Trois heures plus tard, j’ai débarqué sur l’île du Nord à Wellington, la capitale de la Nouvelle-Zélande. J’ai passé ma première journée sur l’autre île en visitant le superbe Te Papa Museum où j’en ai beaucoup appris sur l’histoire du pays, les migrations du pacifiques, la faune locale et particulièrement sur la faune marine des grandes profondeurs (un calamar géant est exposé ici et c’est le seul endroit au monde où on peu voir un spécimen conservé).

Demain je commence ma remontée vers Auckland avec pas mal de beaux rendez-vous sur la route! Mais cela, ce sera pour le prochain épisode…

Goral

  


World Tour 10 (Nouvelle-Zélande): Road Trip chez les Kiwis

jeudi 15 janvier 2009

Un grand bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, c’est depuis la Nouvelle-Zélande que je vous écris ces quelques lignes. C’est le premier pays dans lequel je vais faire un peu plus que passer en quelques semaines. Normalement je suis ici pour un peu moins de deux mois. Je suis actuellement à Christchurch dans l’île du Sud et mon prochain vol est le 28 février depuis Auckland au nord de l’île du Nord! Ca fait dix jours que je suis au pays des kiwis et il y a déjà une multitude de choses qui se sont passées! Ici les kiwis sont aussi bien les fruits que nous connaissons bien chez nous, que l’oiseau très rare qui est le symbole du pays, que les habitants eux-mêmes! On ne dit pas un néo-zélandais, on dit un kiwi!

La tempête de catastrophes qui s’est abattue durant mon passage en Australie s’est calmée, mais vous verrez qu’il y a également eu des passages animés que je n’oublierai pas de si tôt.

Geoffrey est venu passer 8 jours en Nouvelle-Zélande. Et comme 8 jours c’est peu, mais qu’en même temps on ne vient pas en Nouvelle-Zélande comme on va en Alsace, nous avons profité au maximum de ces 8 jours afin de visiter et profiter efficacement de ce pays que beaucoup qualifient de « plus beau pays du monde ». Pour moi, ne pas être seul pour parcourir le pays m’a également permis de ne pas devoir passer par les transports en commun, les nuits en backpackers, etc… Car le meilleur moyen de visiter ce pays est de louer un véhicule et de partir à l’aventure sur les routes! L’idéal est d’avoir un van équipé et de dormir dedans, mais quand on a vu les prix nous avons opté pour une voiture et pour une tente que nous poserions n’ importe où comme en a tellement l’habitude.

Une fois ces détails logistiques réglés, le road trip pouvait commencer! La Nouvelle-Zélande est peuplée de 4 millions d’habitants, dont la plus grosse partie sur l’île du Nord, et est 9 fois plus grande que la Belgique. Le pays est montagneux presque sur l’entièreté de sa superficie et bordé de côtes découpées. Je ne sais pas si ces quelques infos peuvent vous donner une idée des routes, des distances, de la très faible densité de population ou des villages du bout du monde que nous n’avons pas manqué de traverser! En 8 jours nous avons roulé 4000 kilomètres à travers les paysages sauvages de montagnes habitées principalement par les moutons, le long des côtes qui forment un sanctuaire de rêve pour de nombreuses espèces animales, ou encore au fond des vallées rendues célèbres par la trilogie du Seigneur des Anneaux! Difficile d’imaginer un meilleur moyen de commencer l’année…*

Un chiffre qui en dit long : il y a en Nouvelle-Zélande 4 millions d’habitants pour 40 millions de moutons!

Notre première étape a été de rejoindre Kaikoura à 200 km au Nord de Christchurch, cette petite ville est réputée pour sa faune marine. Et on peut dire que cette réputation n’est pas volée. Nous étions à peine arrivés que nous observions une colonie de phoques avec en arrière plan le couché de soleil sur la baie et les montagnes. Le véritable objet de notre passage là-bas était la présence de baleines dans cette baie. Le lendemain matin, nous avons donc réservé des places pour une croisière à la recherche du plus grand animal du monde. Croisière qui a été annulée à cause d’un vent trop fort qui rendait l’océan pacifique difficilement navigable! Nous nous sommes alors retournés vers l’avion, mais malheureusement il n’y avait plus de place disponible ce jour là! Il nous restait alors l’hélicoptère! La solution la plus chère, et contrairement au bateau, pour laquelle nous n’étions pas remboursés si nous ne voyions rien! Il y a 95% de chance  de succès. C’est quand l’hélicoptère juste avant nous a atterri et que le couple qui en est descendu nous a dit qu’ils n’avaient rien vu que la pression est montée. Payer cette somme pour voir une baleine dan l’océan, c’est beaucoup mais c’est quelque chose à faire. Mais payer la même somme pour voir des vagues et quelques mouettes, ça fait beaucoup plus mal au cœur! J’ai vu un moment que Geoffrey se demandait si ce n’était pas moi qui portait la poisse et s’il ne ferait pas mieux de monter dans un autre hélico.

Quoi qu’il en soit, nous sommes montés à bord pour 30 minutes de vol. Par rapport a mon premier vol en hélico (dans la cattle station en Australie) celui-ci était vraiment de tout repos et beaucoup moins stressant. Alors que les minutes s’égrainaient sans résultat et que la résignation arrivait presque, le pilote l’a vue au loin. La baleine était maintenant là, sous nos yeux! C’était un cachalot. Enorme, il était remonté à la surface pour respirer quelques minutes avant de replonger vers les profondeurs de l’océan. Le pilote tournoyait autour à 150 mètres d’altitude pour nous permettre de le voir au mieux. 2 minutes plus tard, c’était fini il avait replongé et ne reviendrait à la surface que 40 minutes plus tard. Soulagés, nous avons pu profiter de la très belle vue aérienne sur la côte avant d’atterrir et de voir un groupe de dauphins nager à quelques mètres de la plage. Kaikoura avait répondu à nos attentes, nous pouvions partir vers les montagnes.

Cette nuit là, après quelques centaines de kilomètres sur les routes, nous avons posé notre tente sans prendre la peine de la fixer au sol. Grave erreur! Un vent à décorner les bœufs nous a presque emporté pendant la nuit. Nous faisions connaissance avec la météo néo-zélandaise. Si on est ici en plein été, on en est pas moins fort bas dans les latitudes. Le temps est très changeant et de gros nuages font souvent peser des menaces d’averses. Le vent se lève également très rapidement et peut être fort frais. Les nuits sont souvent froides et nous en avons passées plusieurs assez difficiles.

Le lendemain nous avons pris notre déjeuner au bord du superbe lac Tekapo avant de nous rendre dans le parc national du Mont Cook où nous avons été accueillis par le brouillard et la pluie. L’après-midi nous a été plus heureuse et, à quelques centaines de kilomètres de là, nous avons visité la très belle Otago Peninsula et sa paradisiaque Sandfly Bay. Cette dernière plage nous a permis une superbe rencontre avec des lions de mer d’une taille impressionnante. Je peux vous assurer qu’on ne fait pas les malins quand on les approche pour les photographier et encore moins quand ils nous approchent avec un air de dire « dégage de ma plage ». Nous y avons également croisé quelques pingouins se dandinant dans les dunes!

Je passe sur la journée grisâtre dans les Catlins pour en arriver à Milford Sound, l’endroit qui m’avait été conseillé par tous ceux qui sont déjà venus dans la région. Nous sommes de nouveau arrivés dans la purée de poids pour visiter ce superbe fjord. Nous avons alors eu la bonne idée de patienter et de prendre une croisière  pour l’après-midi alors que la visibilité était meilleure. Milford Sound est un fjord bordé de montagnes s’arrêtant à pic au bord de l’eau et qui sont couvertes d’arbres, de cascades et de sommets enneigés. Le paysage était très beau, mais je pense que ça doit être nettement plus impressionnant sous le soleil. Nous y avons fait la rencontre d’énormes dauphins.

Nous avons retrouvé le soleil juste après et il ne nous a plus lâchés. Nous avons alors traversé la très belle région des lacs de Queenstown et de Wanaka en nous arrêtant toutes les dix minutes pour prendre des photos. Impossible de rater une photo en Nouvelle-Zélande! Les eaux sont toutes plus turquoises les unes que les autres et les montagnes toutes tellement photogéniques…. Nous nous sommes également enfoncés  vers Jackson Bay dans un cul-de-sac de plus de 50 kilomètres afin de voir des paysages de bout du monde et un village où je n’arrive toujours pas à comprendre comment des gens sont arrivés la!

Et à propos de s’enfoncer, voici la meilleure histoire de la quinzaine…. Apres avoir été voir le très beau Fox glacier, et alors que nous cherchions un endroit pour planter notre tente sauvagement à l’abri des regards, nous avons embourbé la voiture dans du sable au bord d’une rivière (heureusement le paysage était très joli). A ce moment là il était 21h30! Je me suis donc dit que ça allait être pour ma pomme de devoir pousser la voiture…. mais qu’importe, on avait trouvé du vrai Gruyère et du vin pour faire un bon pic-nic! Cette idée me motivait donc à sortir de là le plus vite possible. Malheureusement, nous avons bien du nous rendre à l’évidence que nous n’arriverions à rien en poussant la voiture et qu’il allait falloir dégager les roues. Ca devenait déjà beaucoup moins marrant! Et comme nous n’avions pas de pelles, nous avons commencé à creuser à mains nues dans ce sable humide et d’un aspect bien différent de celui qu’on retrouve sur les plages. Lorsque les roues ont été bien dégagées nous avons retenté le coup, persuadés que la voiture allait ressortir sans problème…. Elle n’a pas bougé d’un poil, ou au contraire elle s’est un peu plus enfoncée!

Nous avons alors sorti le crick du coffre et nous avons commencé à soulever la voiture et à placer des pierres sous les roues. Sans succès! Nous avons alors trouvé des morceaux de bois et fait pareil. Sans succès! On a même trouvé une belle planche à mettre sous une roue. Sans succès! On a ensuite trouvé dans une carcasse de voiture des sortes de plaques et nous avons relevé la voiture une quatrième fois de chaque coté. Sans succès! Nous ne savions plus que faire….. Il était presque 1 heure du mat, il faisait noir, ça faisait plus de trois heures que nous creusions dans le sable à mains nues, que nous soulevions cette voiture pour placer des objets adhérant sous les roues, nous avions faim…. et la voiture n’avait pas bougé d’un centimètre. Le gruyère n’a pas eu le gout attendu et le vin est resté dans la voiture. Le lendemain matin, il nous faudrait trouver de l’aide!

Nous sommes donc partis le lendemain vers le village le plus proche pour trouver une solution. Le seul garagiste du bled voulait nous prendre entre 400 et 600 dollars pour le déplacement, ce qui était difficilement abordable pour nous (on avait loué la voiture pour 300 dollars). Nous n’avions pas trouvé d’autres solutions… C’est en retournant vers la voiture que nous avons eu le geste qui sauve : nous avons arrêté un van de backpackers qui avait dormis tout prés de l’endroit où était toujours la voiture. Nous avons alors fait connaissance avec ce couple d’écossais qui a accepté de venir pousser avec nous. Sans succès! Mais notre chance a fait que nous sommes vraiment tombés sur deux personnes super sympas, que le garçon était vraiment débrouillard et que j’ai trouvé une pelle dans un hangar presque abandonné! Nous nous y sommes tous mis : on a re-re-re-re-soulevé la voiture, déblayé tout le sable qui bloquait maintenant le bas de caisse, arraché les tapis de l’épave de la voiture voisine, placé les tapis et des bois sous les roues, placé des cales pour pouvoir s’appuyer et pousser un max,…. Catriona a alors pris le volant et, les trois garçons, nous avons pris position pour la poussée de la dernière chance! Si ça ne marchait pas c’était le garagiste et ses 400 dollars… Et la voiture a bougé! Elle a démarré et Catriona nous a fait une superbe marche arrière jusqu’à ce que nous retrouvions un sol plus ferme. La voiture était dégueulasse, mais elle était sortie de son bourbier!  Il était presque midi! C’était l’occasion de sortir la bouteille de vin (qui était au frais dans la rivière) et de remercier Catriona et Adrian en trinquant avec un verre de vin blanc néo-zélandais!

Ce jour là, nous avons encore été voir le superbe glacier Franz-Josef puis nous avons repris notre route vers Christchurch que nous devions rejoindre le lendemain via la très belle route d’Arthur Pass.

Geoffrey repartait déjà vers l’Europe la nuit de notre retour. Nous avons alors passé notre dernière soirée ensemble en compagnie de 3 néo-zélandaises dont nous avions fait la connaissance sur la plage pendant le réveillon de nouvel an à Sydney, Rhea, Emily et Bindy (qui dit que le monde est grand ?).  Hier j’ai été au cinéma voir …. Australia avec Bindy et Emily. Comme on dit, merci facebook….

J’ai enfin reçu ma nouvelle carte de crédit! Merci Fortis! Et surtout merci maman… J’ai été la chercher ce matin chez le consul de Belgique à Christchurch.  Comme je savais déjà avant-hier qu’elle était déjà ici, j’ai fêté ça en allant manger « une moule-frite » avec une Westmalle Triple au café belge de Christchurch…. Je me suis presque senti au pays!

Je vais quitter Christchurch dans quelques jours pour aller dans le Nord de l’île du Sud, que nous n’avons pas visité avec Geoffrey. Là-bas, j’essaierai de trouver un petit boulot dans le fruit picking pour quelques semaines!

Voila, c’est tout! Je vous laisse après un post particulièrement long. J’espère que vous aurez eu la force d’arriver jusqu’ici.

A bientôt,

Goral

P.S.: Les photos de Nouvelle-Zélande sont sur le site.

* J’en connais un qui a trouvé mieux à Sydney

 


World Tour 9 (Australie) : Back in Australia

samedi 3 janvier 2009

 

Bonjour tout le monde,

 

Après vous avoir laissé souffler un peu pendant les fêtes, je vous reviens avec la suite de mes histoires de voyages. Et pour bien commencer, je vous souhaite à tous une excellente année 2009! Que celle-ci soit pour vous remplie de projets, de découvertes, de moments magiques et de plaisirs!

De mon coté du monde, ces derniers jours on vu mon retour dans un pays auquel je dois déjà tellement de souvenirs et de moments forts : l’Australie! C’est d’ailleurs la seule étape de mon tour du monde que j’avais déjà visitée auparavant. Je viens de passer 12 jours où tant de sensations et de souvenirs resurgissent à tous les coins de rues, tous les supermarchés, tous les points de vue, … Quel sensation étrange que  de débarquer de nouveau à l’aéroport de Sydney et de me diriger vers cette city toujours aussi familière! Quel satisfaction de retrouver mon chemin vers la maison de Jane aussi facilement que si je l’avais quittée deux semaines plus tôt! Quel plaisir de regouter à ces hamburgers Coles, ce vin en cubi et ces fish and chips qui avaient fini par me dégouter à force d’en manger il y a trois ans!  Bref, rien n’a vraiment changé Down Under et j’ai directement retrouvé tous mes repères! A la grosse différence évidement que Jeff n’est malheureusement plus avec moi. L’autre grosse différence est que la force actuelle de l’euro rend la vie bien moins chère pour moi que ce qu’elle n’était il y a 3 ans. J’ai même retrouvé le même t-shirt que celui que j’avais ramené fièrement en Belgique et qu’Anouck avait admirablement baptisé de vin rouge le lendemain de mon retour… (tu es enfin complètement pardonnée!).

Mon arrivée en Australie signifiait aussi les retrouvailles avec plusieurs amis belges. C’était donc l’occasion de passer les fêtes loin de chez soit, dans un décor inhabituel, mais toujours entouré d’amis du plat pays. J’ai ainsi retrouvé Geoffrey 1 mois après la Thaïlande, mais aussi Laura et Etienne, qui passent 6 mois la tête en bas, et Jérôme et François qui passent également une année partagée entre fruit picking et aventures australes! C’est donc une bien belle équipe qui s’est ainsi formée pour passer quelques supers journées ensemble.

Enfin, et malheureusement, ces deux dernières semaines ont également été marquées par beaucoup d’ennuis logistiques. Et si certains sont maintenant résolus, d’autres sont toujours bien d’actualité! Pour commencer, j’ai eu la désagréable surprise de découvrir le jour de mon arrivée que ma carte de crédit avait été bloquée! Impossible de retirer le moindre dollar australien dans n’importe quelle  banque de cette ville… Pourtant deux heures plus tôt je pouvais encore payer par Visa mon ticket de métro vers la ville. Entre temps, ma charmante banque Fortis (qui ferait mieux de fermer une bonne fois pour toute) m’avait envoyé une nouvelle carte ……en Belgique et avait donc bloqué l’ancienne! Ca m’a fait une belle jambe d’avoir une nouvelle carte de crédit à Liège pour voyager à travers le monde. Et comme tout le monde s’y met pour m’empêcher d’utiliser visa, DHL refuse d’envoyer une carte de crédit activée! Bref, je n’ai toujours pas de carte de crédit. J’ai donc de nouveau passé une journée sans manger avant que Jane me nourrisse et me prête 200 dollars pour survivre…. et lui faire quelques cadeaux de Noel (ça le fait pas trop d’arriver à Noel les mains vides, donc elle a avancé ses cadeaux). Pour parfaire ma situation financière, ma nouvelle carte de banque normale, envoyée par mes parents, n’est toujours pas arrivée et je dépends donc entièrement de la carte de Geoffrey (qui sera en Belgique dans 10 jours). Le problème devient donc grave et n’est visiblement pas prêt de se régler.  Pour aggraver la situation, et en plus du fait que ma montre et mon GSM ont pris un horaire à mi-temps, mon appareil photo m’a fait suer à très très grosses goutes ces derniers jours. Pour commencer, tous les ordinateurs ne trouvaient aucune photo sur l’appareil. Pourtant il y en avait bien 1500 quelque part, mais impossible de savoir où elles étaient allées se cacher! Et comme me le répétait le compétant vendeur Sony   » Maybee we can’t find the pictures » en me signalant qu’il ne pouvait rien faire pour moi. Je me suis donc énervé sur cet inutile personnage qui m’a envoyé dans un magasin à coté où une charmante demoiselle de 20 ans m’a réglé le problème en 25 secondes. C’était déjà une épine hors du pied, et toutes mes photos sont enfin sauvegardées sur des CD! Autre problème avec l’appareil photo, et cette fois c’est de ma faute, je l’ai laissé tomber dans le sable et l’objectif s’est bloqué! Mon toujours aussi efficace vendeur Sony à bien trouvé la solution de le renvoyer à l’usine où il serait réparé pour 150 dollars et en seulement deux semaines! Magnifique! Heureusement le même magasin à coté m’a réparé l’appareil en 10 heures pour 40 dollars…. Tom, tes collègues australiens sont de fameux comiques qui ont bien manqué de me couter très cher.

Pour continuer dans la même série, je me suis même fait voler mon sac pendant le réveillon de Nouvel An sur la plage (et c’était avant les épisodes de l’appareil photo). Alors qu’en fin de soirée j’avais préparé mon sac pour quitter la plage quelqu’un l’a emporté en quelques minutes. Alors que nous avions passé une très bonne journée sur la plage, sous un ciel magnifique, avec une température de plus de 30 degrés et une vue imprenable sur la baie de Sydney (nous étions retourné à l’endroit où j’avais déjà passé le réveillon il y a 3 ans) et que le soleil légèrement aidé du vin se faisait un petit peu ressentir dans nos têtes, la soirée venait de passer en quelques secondes du plus beaux feux d’artifice du monde au plus terrible des cauchemars.  Sur cette plage plongée dans le noir, désertée par les fêtards et nettoyées à la vitesse de l’éclair par les ouvriers, mon sac avait disparu avec mon appareil photo et toutes les photos ramenées de 7 pays, mon portefeuille, mon MP3, et beaucoup d’autres choses! C’était la cata, j’étais dévasté! J’ai passé une heure à fouiller les poubelles et reparcourir la plage, mais sans succès. Quand on est reparti, hormis des gens complètement saouls dans d’étranges positions, il n’y avait plus grand monde dans les environs (et il n’était pourtant que deux heures du mat). Avec Geoffrey et Jérôme, nous avons du marcher pendant un temps qui me semblait une éternité pour rejoindre un bus alors que j’ai même surpris des larmes qui me coulaient sur les joues. C’est alors, que pendant que nous changions de bus, Geoffrey a reconnu un gars qui marchait avec deux sacs dont un qui ressemblait plus qu’étrangement au mien! Et c’était bien lui, la chance était plus qu’avec moi sur ce coup là. Nous avons arrêté le gars et lui avons demandé si c’était bien son sac. A ce moment j’étais déjà sur que c’était le mien et ça l’était bien! Il nous a dit qu’il l’avait trouvé au bord de la route et qu’il voulait le déposer à la police ou je ne sais pas trop où. On ne saura jamais s’il l’avait volé ou s’il était sincère. En tout cas, j’étais tellement contant que je l’ai remercié sans chercher plus loin! Finalement j’ai tout de même perdu mon abonnement de transport en commun cette nuit là et j’ai du en racheter un nouveau. C’est tout de même moins terrible que l’ensemble du sac.

A propos de sac, j’allais oublier, mon gros sac à dos (ma maison quoi) est arrivé cassé à l’aéroport de Sydney. La ceinture avait été arrachée, ce qui n’est pas pratique du tout quand on marche beaucoup avec le sac sur le dos. J’ai pu acheter un nouveau sac dans un magasin de Sydney qui sera payé par Singapore Airlines. Il n’est pas tout à fait aussi bon que l’ancien, mais c’est déjà une bonne chose d’en avoir un nouveau.

Voila, vous venez d’avoir un bel aperçu des problèmes qui se sont élevés sur ma route pendant ce bref passage en Australie. Mais n’allez pas croire qu’il n’y avait que ca. J’en arrive maintenant aux bons moments! Je vais donc reprendre un ordre plus chronologique tout en évitant de revenir sur les sujets déjà abordés. J’ai donc passé mes 3 premiers jours ici dans la maison de Jane. Ce fut très agréable de retrouver le confort d’une maison, un frigo rempli dans lequel je peux me servir comme bon me semble, un sac à dos complètement lavé et qui sent le propre. Jane m’a obligé à faire comme chez moi. Son accueil est vraiment toujours aussi sympa! Même si la maison sans Margaret n’est plus tout à fait aussi charmante. Jane était de sortie le premier soir et je me suis donc fait un steak de saumon sur le barbecue avec une sauce tomate et des patates rissolées! Quel plaisir de ne pas manger du riz… Pour le réveillon de Noël, je n’avais pas vraiment compris ce qui était prévu. Et rien n’était prevu! On s’est donc retrouvé avec Jane, Tim et Alex (ses fils) à manger une pizza devant la TV. Si j’avais su j’aurais certainement été en ville.  On a alors vraiment fêté Noel le 25 avec plusieurs amis de la famille. J’ai carrément eu droit aux huitres, à un énorme jambon, un encore plus enorme poisson, à de la paella,…. Bref, le repas était énorme même si la cuisine australienne ne vaudra tout de même jamais le foie gras, la dinde, la mousse de saumon, etc… de la maison!

Le 26 matin, j’ai donc pris un bus en direction de Port Macquaries à 400 km au Nord de Sydney pour passer quelques superbes journées de belgitude avec mes 5 « mates » présentés plus haut. Avec Etienne et Laura, dans leur van, et Geoffrey, Jérôme et François qui avaient loué une voiture, nous avons donc profité des plages et des parcs nationaux de la côte du New South Wales tout en plantant notre tente « à la sauvage » quand un endroit nous plaisait bien. C’est pendant ces jours là que j’ai retrouvé le plaisir de faire des hamburgers sur les barbecues dans les parcs pendant 5 jours de suite ou que j’ai regouté aux chips sel-vinaigre… Ce fut cinq jours de plaisirs et de vie entre amis belges, ce qui m’a fait le plus grand bien après le parcours asiatique. Une de nos soirées a cependant été perturbée par la présence en nombre de sangsues tout au long d’une promenade et sur notre emplacement de camping sauvage! Des espèces de petits vers noirs nous sautaient sur les jambes sans cesse et s’accrochaient à nos pieds et à nos mollets. La seule solution pour s’en débarrasser est de les bruler! Geoffrey, Jérôme et François qui marchaient en slash ont été particulièrement gâtés, mais la palme revient sans contestation à Jérôme qui avait le petit doigt de pied complètement enveloppé par une de ces sangsues. Les séances des brulures étaient parfois douloureuses mais régulièrement nécessaires. Quand elles se décrochaient nous pouvions les écraser, ce qui a quelques fois causer de larges éclaboussures de sang. Comme je dis…. ça nous fait des souvenirs!  Alors que Laura et Etienne sont repartis vers le Nord le 30, nous avons pris avec les 3 autres la direction de Sydney pour y passer le Nouvel An. En chemin, nous avons passé une soirée mémorable a Newcastle et une belle journée au sein des Blues Mountains que je visitais pour la troisième fois (le fait d’avoir une voiture m’a cependant permis de voir des endroits inédits).

Après la nuit du Nouvel An terminée dans un parc, Jérôme et François nous ont quittés et nous avons passé la nuit suivante dans l’hôtel backpackers le plus dégueulasse que j’ai vu jusqu’à ce jour. C’était évidemment le seul qui restait de libre… Nous avons donc opté pour un retour de deux nuit chez Jane avant, pour ma part, de reprendre un vol à destination de la Nouvelle-Zélande demain matin!  Aujourd’hui nous avons assisté au match de cricket Australie – Afrique du Sud ce qui est particulièrement ennuyant… mais au moins on sait maintenant qu’il ne faut plus aller voir de match de cricket!

Puisque j’ai récupéré mes photos, j’ai mis en ligne des photos du Vietnam et celles d’Australie. J’en profite également pour vous remercier pour vos messages, sms et commentaires qui me font toujours très plaisir.

 

Au plaisir,

 

Goral- Seb – Délégué (Min et Pierre, voici un de vos souhait réalisé)